Afrique du Sud : Ramaphosa accuse publiquement Zuma

Afrique du Sud : Ramaphosa accuse publiquement Zuma

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa n’y est pas allé avec le dos de la cuillère vis-à-vis de son prédécesseur Jacob Zuma. Lors de son intervention au FT Africa Summit 2019, organisé à Londres, l’actuel président a expliqué que le mandat de Zuma à la tête de l’Afrique du Sud aurait coûté près de 10% du produit intérieur brut (PIB) à son pays.

Cyril Ramaphosa a indiqué, devant un parterre d’hommes d’affaires, que l’impact de la corruption sous le régime de son prédécesseur était bien plus important qu’escompté. Selon Ramaphosa, les dix années de Zuma auraient fait perdre environ 500 milliards de rands, soit à peu près 33,3 milliards de dollars à l’Afrique du Sud.

« C’était bien plus important que ce que la plupart des gens auraient pu imaginer […] Le coût dépasse, à mon avis, les 500 milliards. Certains ont même suggéré qu’il pourrait s’agir de 1.000 milliards de rands », a déclaré M. Ramaphosa, cité par le Financial Times.

Et certains analystes sont encore plus pessimistes. Pour eux, les pertes en recettes fiscales et en investissements étrangers dues à la corruption sous Zuma, pourraient se situer entre 1.000 et 1.500 milliards de rands, soit entre 66 et 100 milliards de dollars.

Cette déclaration de Ramaphosa survient alors que plusieurs entreprises publiques sud-africaines (comme Eskom ou South African Airlines, entre autres) sont confrontées à d’énormes problèmes financiers. Ces sociétés ont un besoin impérieux d’être renflouées par les caisses de l’Etat pour survivre, après des années de mauvaise gestion.

Parallèlement à ces déclarations, on apprenait que l’ancien président Zuma, accusé de corruption pour avoir touché des pots-de-vin de l’entreprise française Thales dans les années 1990, venait encore une fois d’obtenir le report de son procès.

Que pensez-vous de cet article?

Derniers Articles

Journalistes

Dernières Vidéos