L’OMS rejette les accusations de campagne inadéquate de vaccination anti-Ebola au Congo

L’OMS rejette les accusations de campagne inadéquate de vaccination anti-Ebola au Congo

L’Organisation mondiale de la santé répond aux accusations formulées par Médecins sans Frontières lundi quant au « rationnement » de son dispositif de vaccination contre le virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC). Les critiques ne se baseraient sur aucune donnée et le dispositif mis en place serait efficace, selon Fadéla Chaib, porte-parole de l’OMS à Genève. « La campagne de vaccination anti-Ebola au Congo n’est pas insuffisante et ne souffre pas de retards d’expédition », affirme mardi l’Organisation mondiale de la Santé, en réponse aux critiques émises la veille par l’ONG Médecins sans Frontières (MSF), selon qui l’organisation onusienne n’était en outre pas assez transparente.

Appelant à un rythme accéléré de vaccination, MSF a également dénoncé le fait que seule une fraction de la population éligible bénéficie aujourd’hui du traitement car l’organisme des Nations unies impose des critères d’acceptation trop stricts et limite le nombre de doses.

« La critique selon laquelle le nombre de personnes vaccinées n’est pas suffisant ne se base sur aucune donnée », a répliqué mardi le porte-parole Fadéla Chaib. « L’OMS procède à une vaccination dite ‘en anneau’, ciblant toutes les personnes ayant eu des contacts avec des personnes vaccinées. Les infections se sont interrompues une à deux semaines après la mise en place de ce dispositif », a-t-elle ajouté.

La fièvre hémorragique a infecté plus de 3.000 personnes et en a tué au moins 2.000 depuis la déclaration d’un foyer d’épidémie il y a 13 mois dans la région instable de l’Est du Congo. L’OMS a déclaré que l’épidémie constituait une urgence sanitaire internationale en juillet, à la suite de la propagation de la maladie à Goma, une grande ville située près de la frontière avec le Rwanda.

L’agence des Nations unies a indiqué qu’elle ne pouvait pas envoyer tous les vaccins disponibles au Congo car des stocks d’urgence sont nécessaires au cas où le virus se propagerait aux pays voisins. De plus, les traitements ne peuvent pas être envoyés sur le terrain en grande quantité, car toute interruption de la chaîne du froid détruirait de nombreuses doses.

Plus de 223.000 personnes ont été vaccinées jusqu’à présent.​

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