Feux en Afrique: Greenpeace demande la fin de toute activité en forêt équatoriale

Feux en Afrique: Greenpeace demande la fin de toute activité en forêt équatoriale

L’ONG de protection de l’environnement Greenpeace a demandé mardi des mesures contre les incendies qui menacent les forêts du bassin du Congo, l’autre « poumon vert » mondial après l’Amazonie. « A long-terme, les gouvernements doivent mettre fin à toutes les activités industrielles à l’intérieur de la deuxième forêt humide tropicale au monde », écrit Greenpeace dans un communiqué daté de Kinshasa.

« Depuis le 21 août, plus de 6.902 feux en Angola et 3.395 feux en République démocratique du Congo ont été documentés », avance Greenpeace, reconnaissant que ces feux touchent surtout « la savanne » et non la forêt.

« En Amazonie, la forêt brûle essentiellement à cause de la sécheresse et du changement climatique. Mais en Afrique centrale, c’est essentiellement dû aux techniques agricoles », comme « l’agriculture itinérante sur brûlis », a expliqué à l’AFP Tosi Mpanu Mpanu, négociateur climat pour la RDC aux conférences climat des Nations unies.

Dans un communiqué, l’Angola s’est agacé des comparaisons hâtives avec le Brésil, « qui peuvent conduire à une dramatisation de la situation, et une désinformation des esprits les plus imprudents ».

En juillet, Greenpeace a demandé « l’annulation de tous les blocs pétroliers dans la forêt humide de la République du Congo ».

Le président Denis Sassou Nguesso a affirmé que le gisement découvert dans la région de la Cuvette (nord) est situé à la périphérie des zones humides abritant les tourbières.

« En fait, comme le montrent nos cartes, 64% de la surface du bloc pétrolier Ngoki concerne des tourbières. Cela rend vides les déclarations suivantes de M. Sassou sur l’engagement environnementale de son regime », a commenté Greenpeace Afrique dans une déclaration à l’AFP.

Les tourbières des forêts humides du bassin du Congo stockent 30,6 milliards de tonnes de carbonne, soit trois fois la production mondiale annuelle de Co2, affirme Greenpeace, en s’appuyant sur des recherhes de l’Université de Leeds.​

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