RDC : l’ONU attend plus du pouvoir congolais

RDC : l’ONU attend plus du pouvoir congolais

Le 24 juillet dernier, les Nations unies, par la bouche de sa représentante en RDC, Mme Zerrougui, se félicitaient des engagements pris par le nouveau pouvoir à Kinshasa, des liens renoués avec les voisins mais insistaient sur la nécessité de mettre en place sans tarder un gouvernement, six mois après la désignation de Félix Tshisekedi et deux mois après la désignation du Premier ministre.

Une semaine plus tard, les Nations unies ont de quoi se réjouir, elles ont été entendues. Mais la réponse apportée par Kinshasa n’est pas suffisante pour l’instant pour le siège new-yorkais.

Dans le langage diplomatique des Nations unies, cela donne : « les membres du Conseil ont encouragé le nouveau chef d’Etat congolais à poursuivre son action pour respecter son engagement à faire en sorte que le gouvernement de la RDC respecte les droits humains et les libertés fondamentales.

Le Conseil s’est, en outre, félicité de l’engagement pris par le Président Tshisekedi de lutter contre la corruption et l’impunité, et ont appelé à redoubler d’efforts pour que les responsables de ces crimes répondent de leurs actes ».

Bref; le conseil souligne qu’il y a eu des paroles mais qu’il faut désormais traduire ces paroles dans des actes.

Lutte contre l’insécurité dans l’est de la RDC

Sur le plan régional, le Conseil de sécurité s’est félicité des initiatives prises par le Président Tshisekedi pour promouvoir la coopération et de l’engagement renouvelé de Kinshasa et de ses voisins d’œuvrer ensemble pour lutter contre l’insécurité dans l’est de la RDC. Une telle lutte exige de s’attaquer aux causes profondes du conflit, ont-ils dit, notamment l’exploitation illicite et le trafic des ressources naturelles, et de mettre fin aux cycles récurrents de violence, comme indiqué dans le Cadre de paix pour la sécurité et la coopération dans la RDC et la région.

RDC/Monusco : Pour qui roule Madame Zerrougui ?

Les membres du Conseil de sécurité ont réitéré leur condamnation de tous les groupes armés opérant en RDC et de leurs violations du droit international humanitaire, en particulier celles qui impliquent des attaques contre la population civile, le personnel des Nations Unies et associé, les acteurs humanitaires, le personnel et les installations de santé, et toutes autres violations du droit international en vigueur et des droits de l’homme. Ils se sont également félicités des engagements pris par certains membres de ces groupes armés de désarmer, démobiliser et réintégrer la vie civile, et ont salué le rôle joué par la Mission des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO) dans la facilitation de ce processus.

Les « Quinze » ont encouragé le gouvernement de la RDC à développer, avec l’appui de ses partenaires, des initiatives adaptées pour attirer les combattants désireux d’être démobilisés et d’effectuer une transition vers une vie civile pacifique.

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