RDC : Bahati confirme sa candidature et règle ses comptes

RDC : Bahati confirme sa candidature et règle ses comptes

Le sénateur Modeste Bahati Lukwebo a confirmé la création d’une nouvelle plateforme politique au sein de la majorité présidentielle et sa candidature à la présidence du Sénat.

Le patron de l’Alliance des Forces démocratiques du  Congo et Alliés (AFDC -A), Modeste Bahati a fait le point sur la situation de sa plateforme politique, sur ses intentions et sur ses relations avec la plateforme de l’ancien chef de l’Etat. Le message se veut limpide. Le sénateur demeure plus que jamais à la tête de son mouvement, il confirme qu’il quitte le FCC mais demeure dans la majorité, il sera candidat à la présidence du Sénat et n’entend pas se laisser miner par les quelques défections au sein de sa famille ni par les « intimidations des caciques du « FCC » .

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Acte I. L’AFDC-A devient, comme il nous l’annonçait dans son interview  la semaine dernière, une plateforme autonome qui doit trouver sa place au côté du FCC, de Cach ou de Lamuka. Il rappelle que ses élus, même s’ils ont bénéficié d’un petit coup de pouce financier de l’ancien président, ont tous été élus sur des listes distinctes du FCC. Ces élus ne sont donc pas la « propriété » du FCC et ont tous leur place au sein de la nouvelle structure indépendante.

Acte II. « Il est  inconcevable qu’un regroupement comme l’AFDC-A, deuxième force politique du pays (…) soit privé de la direction d’une institution au profit d’un indépendant (lire Alexis Thambwe) qui vient seul et dont la candidature n’a fait abjet d’aucun débat ». Modeste Bahati confirme donc qu’il ne cédera pas  un pouce de terrain, qu’il entend être candidat au Sénat et que les statuts même du FCC, qui prévoient une représentation proportionnelle au poids politique de chaque famille,  lui donnent raison.

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Acte III. L’AFDC-A pointe un doigt accusateur en direction du FCC pour ses « méthodes staliniennes » et ses tentatives de débauchage de ses élus et de ses cadres « alors que la charte du FCC interdit formellement l’ingérence dans le fonctionnement interne des partis et regroupements membres ».  Et de poursuivre en mettant en garde : « les intimidations, les menaces sécuritaires et même les atteintes à l’intégrité physique (…) ne nous détourneront aucunement de nos objectifs ». Plus loin, l’AFDC-A dénonce encore « le débauchage des députés de notre regroupement avec promesse de postes et avantages alléchants, la tentative de dédoublement de notre regroupement AFDC-A et de notre parti AFDC, en souvenir des actes posés par le passé en défaveur des partis politiques, notamment UDPS, UDECO, MSR, MLC, PALU, etc, et le montage de faux dossiers, menaces et autres insultes à notre égard ».

Acte IV. L’AFDC-A met en garde nominément celles et ceux qui ont fait défection et qui tentent de poser des actes en son nom ou en celui du regroupement. Il rappelle dans la foulée que ces élus disposent d’un mandat au nom du regroupement et non en leur nom propre.

Acte V. L’AFDC-A en appelle au président de la République et au CNSA. Il appelle aussi le Premier ministre à tenir compte de son émancipation du FCC dans la composition du futur gouvernement.

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