Zambie : Neuf entreprises intéressées à reprendre la principale mine de cuivre

Zambie : Neuf entreprises intéressées à reprendre la principale mine de cuivre

Par AFP

Neuf entreprises ont fait part de leur intérêt à reprendre la principale compagnie minière de Zambie, dont le démantèlement a été ordonné par la justice, a annoncé mercredi le ministre zambien des Mines Richard Musukwa.

En mai, la justice zambienne a prononcé la liquidation de Kondola Copper Mines (KCM), premier producteur de cuivre du pays, à la demande insistante du gouvernement d’Edgar Lungu.

Depuis plusieurs mois, une féroce bataille oppose les deux actionnaires de KCM, le groupe indien Vedanta Resources (79,4%), coté à Londres, et l’Etat zambien (20,6%). Celui-ci reproche à son partenaire d’avoir violé le code minier et, surtout, de ne pas avoir payé tous ses impôts.

Appel d’offres dans les prochaines semaines

« Nous avons beaucoup de sociétés intéressées par une reprise » de la société, a déclaré M. Musukwa lors d’une conférence de presse mercredi à Lusaka. « Une fois que ces neuf entreprises en auront fini avec l’audit préalable, alors l’appel d’offres sera lancé et, si tout va bien, cela sera fait dans les prochaines semaines« , a-t-il précisé.

Des entreprises australienne, canadienne, chinoise, russe et turque notamment ont fait part de leur intérêt.

L’appel d’offre sera lancé en dépit de l’opposition de Vedanta Resources, qui a engagé des procédures judiciaires en Afrique du Sud et en Zambie pour empêcher le démantèlement de KCM. « Nous sommes tout à fait au courant des procédures judiciaires en cours, mais (…) on ne peut pas croiser les bras en attendant la décision des tribunaux, que nous respectons« , a estimé M. Musukwa, confiant dans l’issue des procédures.

Mardi, la justice sud-africaine a entendu les arguments de Vedanta. Le tribunal rendra sa décision le 23 juillet.

Nouvelle taxe

Le conflit entre Vedenta Resources et le gouvernement zambien a éclaté avec une réforme fiscale du chef de l’Etat qui, selon le groupe, menace dangereusement ses activités.

Etranglée par une forte dette, la Zambie, deuxième producteur africain du cuivre, a décidé de frapper son secteur minier au portefeuille en remplaçant l’actuelle TVA par une nouvelle taxe.

Que pensez-vous de cet article?

Derniers Articles

Journalistes

Dernières Vidéos