Les Afronautes mettent en scène «The African way of life»

Les Afronautes mettent en scène «The African way of life»

Pour sa 26 édition La Nuit africaine change de nom mais pas de lieu – le Bois des Rêves à Ottignies -, ni d’objectif : explorer les cultures et créativités d’Afriques. Une affiche rythmique et éclectique à découvrir ce samedi dès 14h (vidéos ci-dessous).

Au fil des années, La Nuit africaine a grandi et largement dépassé son cadre initial : une soirée de rencontres et de concerts dans le domaine provincial du Bois des Rêves à Ottignies. Avec le temps, le rendez-vous s’est mis à proposer de plus en plus d’activités en après-midi à toute la famille : adultes et jeune public compris. Après 25 ans de bons et loyaux services, il était donc temps de lui trouver un nouveau nom, plus conforme à son univers et à ses intentions. D’où ce choix des Afronautes, reflet de la volonté du festival d’être un programme d’exploration des Afriques d’aujourd’hui.

Chaque nouvel horizon exploré par le festival «devient un espace de découvertes et de rencontres : les scènes, le village, les zones de détente, le lac et son île, les espaces aquatiques, les bois. Les Afronautes, c’est un espace-temps de découverte des cultures africaines et de leur rayonnement dans le monde» annoncent les organisateurs. Le nom change, mais la philosophie de l’événement demeure : explorer les Afriques sous toutes leurs latitudes, leur créativité, leurs musiques, leurs littératures, leurs arts plastiques, loin des voies toutes tracées et loin des clichés.

L’événement, qui se veut plus que jamais familial et festif, accueille cette année des artistes venus de RDC, du Bénin, du Burkina Faso, de La Réunion, d’Algérie, mais aussi de Belgique et de France. La majorité des groupes présents sont composés d’artistes africains, afro-descendants et européens. Un métissage des horizons et des origines qui s’accompagne aussi d’un joli mélange de styles : on y verra le maloya traditionnel rencontrer l’électro (Maya Kamaty), la rumba congolaise côtoyer la musique urbaine (Badi), le blues du désert épouser le rock de Royal Blood ou de Band of Skulls (Bafang) et l’afrobeat nigérian enjailler la grime londonnienne.

Au-delà de l’écoute, ce qui compte réellement, c’est la rencontre. Un nouvel espace sera d’ailleurs inauguré sur l’île du lac où public, artistes et porteurs de projets pourront échanger de façon privilégiée. Placé sous le soleil exactement, le Bois des Rêves offre un cadre idyllique pour poursuivre la fête de la musique tout en « osant fêter la multiculturalité » et aller à la découverte d’artistes engagés et audacieux. Et pour mieux profiter de la configuration des lieux, certains spectacles sont conçus en déambulation.

Le festival parie sur la découverte « d’univers insolites, de nouvelles planètes musicales » invitées à se produire sur la grande scène à Ottignies. Si certains groupes sont déjà connus du grand public, ils reviennent ce samedi avec de nouvelles explorations : GanSan a mis le cap sur l’Afrique de l’Ouest, après son passage par le Maghreb ; Badi présente sa nouvelle collaboration avec le DJ centrafricain Boddhi Satva. Passé par la Nuit africaine en 2016, le Congolais y revient avec des créations inédites que l’on pourra retrouver sur son nouvel album attendu cet automne.

Pour les autres invités, l’accent est mis sur des groupes qu’on ne pourra découvrir que lors du festival Les Afronautes : Maya Kamaty (Réunion), Temenik Electric (Algérie / France), Bafang (Niger/France) ou Yelé (Burkina Faso / France). Pour la plupart d’entre eux, il s’agit même de leur tout premier concert en Belgique. Une formule qui séduit visiblement un public nombreux. Chaque année, le festival accueille autour de 5000 spectateurs.

Karin Tshidimba

Ouverture du village associatif à 14h, premier concert à 15h. Un festival gratuit pour les moins de 14 ans, places en prévente à 5€, 10€ sur place. Rens.: www.lesafronautes.be

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