Opinion: RDCongo: ce que nous ne devons pas accepter en tant que citoyens 

Opinion: RDCongo: ce que nous ne devons pas accepter en tant que citoyens 

 

Par Me Jean-Claude Katende.

La République Démocratique du Congo  est un pays qui appartient à tous les Congolais, quelle que soit leur appartenance tribale ou régionale. Elle n’appartient pas à un parti ou une plateforme politique, qu’il s’agisse du FCC, de Cach ou de Lamuka. Il est donc hors de question que les citoyens à qui appartient la R.D.Congo continuent à subir les caprices des partis ou plateformes politiques qui veulent créer le chaos pour leurs intérêts égoïstes et partisans.

Nous  ne devons  pas laisser les partis politiques prendre nos vies en otage et compromettre l’avenir de tout un pays parce que Cach et le FCC ne s’entendent pas  pour gérer les institutions au profit des citoyens congolais ou  parce que Lamuka tient  à la vérité des urnes à tout prix.

Aucun parti politique, quelles que soient ses raisons, n’a le droit d’exposer nos vies à la violence ou à la mort gratuite sans notre consentement. Nous sommes le peuple et nous avons aussi un mot à dire sur le devenir du Congo.

L’usurpation des pouvoirs des autres institutions (Cour Constitutionnelle et Conseil d’Etat) par l’Assemblée Nationale et les propos désobligeants tenus par certains députés nationaux à l’endroit du Président de la République sont inacceptables.

La protestation des militants de l’UDPS à Kinshasa comme à Lubumbashi relativement à ce qui s’était  passé à l’Assemblée Nationale, qui pouvait être considérée comme une réaction démocratique, a, malheureusement, été accompagnée de violences condamnables à l’égard de certains députés nationaux, de biens publics et privé. La violence doit être bannie de toute revendication démocratique.

La réaction des jeunes du FCC au comportement anti-démocratique des jeunes de l’UDPS a été aussi violente et indigne. La violence qu’ils ont utilisée a conduit aussi à des atteintes  à la vie et aux biens d’autrui. Attitude à condamner avec fermeté aussi.

Tous doivent savoir que la violence est le plus grand ennemi de la démocratie.

Il y a lieu de regretter ici le laisser faire des autorités administratives et de la police nationale qui ont laissé ces jeunes manifester sans avoir accompli toutes les formalités d’usage, alors que les mêmes autorités  se montrent très rigoureuses et répressives quand il s’agit des manifestations des jeunes de la société civile et des mouvements citoyens, qui sont toujours interdites alors qu’elles ont toujours été pacifiques. C’est une injustice et de la discrimination que nous n’allons plus accepter, au nom de l’égalité de tous les citoyens devant les lois de la République.  Il n’y a pas de république du tout permis pour le FCC et Cach et une autre république d’interdiction pour ceux qui ne sont ni FCC ni Cach.  

Les jeunes des partis politiques au pouvoir n’ont pas de droits supérieurs à ceux reconnus à d’autres Congolais.

Au-delà de ces violences gratuites des partis et plateformes politiques,  ces deux coalitions ont pris le pays en otage en prolongeant inutilement et pour des raisons égoïstes les discussions sur la mise en place du gouvernement qui doit s’occuper de répondre aux préoccupations du Congolais moyen qui veut avoir la sécurité, du travail, à manger…..

Pendant que le pays brûle en Ituri, à Beni et que l’insécurité devient incontrôlable à Lubumbashi,  Cach et le FCC s’amusent à placer le pays dans l’immobilisme.

Trop, c’est trop.

Le Congo n’appartient pas à ces  groupes d’individus qui semblent privilégier leurs intérêts plutôt que ceux de la population. Que représentent ces groupes de politiciens par rapport à 80 millions de Congolais ?

Nous sommes majoritaires et nous devons refuser que la minorité confisque le pays pour le piller et le mettre à feu et à sang sous nos yeux. Nous ne devons pas l’accepter ni le permettre. Nous devons nous prendre en charge pour indiquer aux politiciens égoïstes ce que nous voulons pour notre pays. Nous n’avons rien à faire avec leurs querelles  politiciennes, qui ont ruiné ce pays depuis l’indépendance.

J’appelle  les politiciens congolais à devenir sérieux et à saisir la portée de la responsabilité qui est la leur envers 80 millions de Congolais. Ils doivent savoir que nous n’allons pas continuer encore longtemps à accepter la souffrance.

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