RDC: au moins huit morts dans des violences en Ituri

RDC: au moins huit morts dans des violences en Ituri

Au moins huit personnes ont été tuées dans des violences lundi en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, province touchée par l’épidémie d’Ebola, ont rapporté des sources locales et de la mission des Nations unies (Monusco).

Un cycle de violences et de représailles, initié par des hommes armés non-identifiés, a touché le territoire de Djugu, au nord du chef-lieu Bunia, non loin du lac Albert et de l’Ouganda.

Ces nouvelles violences, comme celles de début 2018, ravivent le souvenir du conflit communautaire entre Hema éleveurs et Lendu agriculteurs. Bilan: des dizaines de milliers de morts en Ituri entre 1999 et 2003.

Une source locale a refusé de parler d’une reprise du conflit communautaire. « Les chefs coutumiers Hema et Lendu invitent leurs administrés à arrêter les violences afin d’éviter d’embraser la région », précise cependant la radio onusienne Okapi.

« Un commercant, son chauffeur et deux autres personnes ont été abattues ce matin. Quatre personnes ont été tuées à la cité (en ville) », a détaillé à l’AFP un responsable local, Joel Mande.

« Ils ont tué un commerçant avec trois autres personnes », a confirmé à l’AFP un haut responsable provincial sous le couvert de l’anonymat.

« Quatre militaires » ont par la suite été tués, a ajouté cette source.

A l’origine des violences, cette source a évoqué des hommes armés qui « agissent vraiment comme des terroristes ». « Derrière eux il n’y a rien, aucune revendication ».

La radio Okapi avançait un bilan de douze morts.

« Tout est parti du meurtre de quatre personnes, vers huit heures, par des hommes armés non encore identifiés », a détaillé Okapi.

« En représailles, des contestataires ont tué deux personnes à 80 kilomètres au nord de Bunia. Deux policiers ont été aussi tués par des manifestants », poursuit Okapi.

« L’administrateur du territoire de Djugu, Alfred Bongwalanga, annonce également le meurtre de quatre personnes d’une même communauté, dont trois femmes, par un groupe de manifestants au village de Kparnganza », selon Okapi.

Un haut gradé de l’armée, le général Gabriel Amisi Kumba, « est dans la zone avec tout son état-major », a indiqué une source du gouvernorat.

Vendredi, trois civils avaient été tués lors de l’attaque de deux villages dans le territoire voisin de Mahagi, avait rapporté le site Actualité.cd.

Par ailleurs, « quatre corps sans vie dont trois enfants mineurs ont été ramassés le week-end dernier » dans le chef-lieu Bunia, indique radio Okapi.

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