Au Sénégal, on se sent très vite comme chez nous

Au Sénégal, on se sent très vite comme chez nous

Nous étions quinze étudiants de l’Institut de la Providence à avoir été sélectionnés pour partir au Sénégal dans le cadre d’un voyage d’échange interculturel avec l’association Asmae. Une très belle opportunité au travers de laquelle nous allions découvrir l’histoire, la culture et la tradition d’un pays 6 fois plus grand que la Belgique. L’objectif de notre voyage était, aussi et surtout, la rencontre avec de jeunes Sénégalais, la visite de différents sites et la réalisation de nombreuses activités ensemble.

Le départ était prévu le 24 février de cette année mais les préparatifs avaient commencé dès la rentrée scolaire, en septembre 2018. Dans un premier temps, il fallait mériter sa place en introduisant une lettre très motivée suivie par une audition très poussée. J’ai eu finalement le privilège de faire partie du groupe d’étudiants retenus pour le voyage. Plusieurs réunions ont été organisées en présence de Jean-Thomas, accompagnateur d’Asmae. Au programme, animations, débats, échanges ainsi qu’un week-end avec d’autres élèves venant de tout la Belgique, qui, comme nous, devaient se rendre dans un pays africain grâce à MWA. Lors de nos réunions, nous abordions des thématiques comme les inégalités Nord-Sud, hommes/femmes ou encore l’écologie et la protection de l’environnement. Cette préparation était indispensable pour comprendre la société sénégalaise et, plus largement, le monde dans lequel nous vivons. Pour couvrir nos frais de séjour, nous avons organisé une collecte de fonds via la vente de biscuits et de boissons chaudes, une tombola, un souper spaghetti, etc.

Immersion à Ndoumbouj

Tout au long du vol pour le Sénégal, je pensais à l’idée du dépaysement, de fouler de mes pieds un autre continent, de rencontrer d’autres jeunes de mon âge avec lesquels nous avons, au moins, la langue française en commun. Dès l’atterrissage à Dakar, je me suis laissé guider par le vent chaud qui caresse la peau pour permettre à mes yeux de dévorer, sans modération, les paysages éclectiques ! Quand nous sommes arrivés dans la ferme-école où nous logions, il était près de minuit et nos camarades sénégalais étaient tous là, impatients de nous accueillir, et nous, impatients de les connaître. Mais le plus étonnant, c’est qu’ils n’avaient pas encore dîné, malgré l’heure tardive. Ils avaient voulu nous attendre pour partager le repas tous ensemble. Ce qui m’a permis d’apprendre, dès le premier jour, que les Sénégalais ne parlent pas à table. L’hospitalité et la générosité des Sénégalais sont sincères, elles viennent de leurs tripes, on s’y attache et on se sent très vite comme chez nous.

Sur place, nous n’avons pas chômé, les journées étaient bien remplies, nous travaillions dur pendant la matinée à la construction d’un poulailler, ainsi qu’à l’arrosage d’un potager. L’après-midi était consacrée aux tâches ménagères obligatoires pour vivre sainement en communauté. La température étant très élevée, il fallait être très à cheval sur l’hygiène. Le soir était consacré au temps libre, c’est le moment où nous pouvions vraiment nous rapprocher de nos amis sénégalais autour de l’incontournable tasse de thé, accompagnée de rigolades et à profiter du feu à la belle étoile…

Visites et moments de détente

Durant notre séjour, nous avons visité le village voisin, où nous étions attendus et avons été accueillis par le chef du village et l’Imam. Nous avons visité le collège du village et le marché local. Nous avons également eu la chance de passer une journée en pirogue dans les mangroves du delta du Saloum. Nous avons aussi passé du temps à Bamboug, un endroit où le tourisme responsable est pratiqué. En passant par Dakar, nous avons entrepris de passer une nuit sur l’île de Gorée. Une île qui n’a pas toujours été un lieu de plaisance, elle est tristement connue par son histoire, à savoir la traite négrière. Des moments inoubliables qui nous font réaliser à quel point, comme le dirait notre professeur, l’univers est grand, la terre est petite et nous étions finalement comme à la maison.

Que pensez-vous de cet article?

Derniers Articles

Journalistes

Dernières Vidéos