RDC: 50 personnes kidnappées et cinq rebelles tués en cinq jours dans l’Ituri

RDC: 50 personnes kidnappées et cinq rebelles tués en cinq jours dans l’Ituri

Au moins cinquante personnes ont été kidnappées lors d’attaques attribuées aux rebelles ougandais de l’Alliance de forces démocratiques alliés (ADF) en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), alors que cinq rebelles ont été tués, a rapporté lundi la radio onusienne Okapi, citant des sources militaire et locales.

Ces attaques ont été menées depuis le 1er mai dans la chefferie de Banyari Tchabi, au sud du territoire d’Irumu, a indiqué le porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC) dans la région, le lieutenant Jules Ngongo.

Le territoire d’Irumu jouxte la frontière avec la province voisine du Nord-Kivu, où les ADF, un groupe de rebelles musulmans opposés au président ougandais Yoweri Museveni, sont présents depuis 1995.

Cinq membres présumés des ADF ont aussi été tués, selon le porte-parole de l’armée gouvernementale.

La première attaque des rebelles ADF s’est déroulée mercredi à Tchabi-centre, à environ 120 km au sud de Bunia, le chef-lieu de la province d’Ituri. Les assaillants ont pillé des boutiques et une structure sanitaire. Ils ont également pris en otage une trentaine d’habitants pour transporter leurs butins.

Le lendemain, ces rebelles ont fait incursion au village de Batonga, où ils ont emporté plusieurs vaches, selon le lieutenant Ngongo, cité par radio Okapi, parrainée par l’ONU.

La dernière attaque a été enregistrée dans la nuit de samedi à dimanche dans trois villages (Batonga et Nyalikanga, Mulango), toujours en chefferie de Banyari Tchabi.

La société civile locale déplore l’enlèvement d’une vingtaine de personnes, l’incendie des maisons et le pillage des biens.

Au moins 3.000 habitants de Banyari Tchabi ont fui leur foyer à la suite de ces attaques en répétition de rebelles ADF.

Cette organisation regroupe historiquement des rebelles ougandais musulmans installés depuis 1995 dans l’est du Congo, à l’époque pour poursuivre leur combat contre le régime du président Yoweri Museveni. Ils sont tenus responsables du massacre de centaines de civils depuis 2014 dans la région de Béni (Nord-Kivu), de la mort de 22 Casques bleus depuis décembre 2017 et de dizaines de soldats congolais.

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