RDC: six morts et deux médecins enlevés dans le nord-est

RDC: six morts et deux médecins enlevés dans le nord-est

Une première attaque attribuée aux miliciens du groupe musulman ougandais Forces démocratiques alliées (ADF) contre la province de l’Ituri a fait mercredi six morts – un militaire et cinq miliciens – dans le nord-est de la République démocratique du Congo où deux médecins ont été enlevés, a-t-on appris de sources concordantes. Les ADF sont régulièrement accusées par les autorités congolaises d’attaquer des positions de l’armée dans le Nord-Kivu voisin alors qu’en Ituri c’est le groupe armé ougandais LRA (Armée de résistance du seigneur) et la milice congolaise FRPI (Force de résistance patriotique de l’Ituri) qui sont actifs.

« Pour leur première attaque contre la province de l’Ituri, des ADF sont venus en grand nombre. Nous en avons tués cinq et un a été capturé. Un militaire a succombé à ses blessures », a déclaré à l’AFP le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l’armée dans la région. « Ces ADF venus du Nord-Kivu ont ciblé le village de Tchadi, dans le territoire d’Irumu, qui se trouve à la frontière avec la province voisine du Nord-Kivu ».

« Dans leur attaque, les ADF ont pillé l’hôpital de Tchadi et ont enlevé deux médecins et trois autres personnes », a déclaré pour sa part à l’AFP Nestor Banoba, président du réseau des organisations de la société civile de ce village.

Mi-avril, le groupe État islamique (EI) avait revendiqué pour la première fois une attaque contre une position de l’armée congolaise dans le village de Komanda, dans le Nord-Kivu (est).

Les ADF sont historiquement des rebelles ougandais musulmans installés depuis 1995 dans l’est du Congo, à l’époque pour poursuivre leur combat contre le régime du président Yoweri Museveni.

Ils sont tenus responsables du massacre de centaines de civils depuis 2014 dans la région de Béni (Nord-Kivu), de la mort de 22 Casques bleus depuis décembre 2017 et de dizaines de soldats congolais. Depuis cette date cependant, les ADF ne revendiquent rien et n’affichent aucun leader.

Un officier congolais commandant les forces contre les présumés ADF d’août 2014 à juin 2015, Muhindo Akili Mundos, a été accusé par les Nations unies d’avoir soutenu « un sous-groupe des Forces démocratiques alliées, connu sous le nom d’ADF-Mwalika ».​

Que pensez-vous de cet article?