RDC : Dossier des mercenaires classé sans suite, malaise au FCC

RDC : Dossier des mercenaires classé sans suite, malaise au FCC

Cette fois, le dossier du recrutement de mercenaires à charge de Moïse Katumbi doit être considéré comme définitivement classé.

Après la « libération », dès le mois de mai 2016, du seul prétendu mercenaire américain (Darryl Lewis) pour éviter toute tension excessive avec les Etats-Unis, le parquet militaire congolais a ordonné au mois de mars dernier la remise en liberté des six personnes encore incarcérées, sans avoir jamais été jugées, dans ce dossier. (Voir les documents ci-dessous)

Le dossier des six prévenus a été classé sans suite. Toutes les charges retenues contre ces six Congolais de l’entourage de Moïse Katumbi, arrêtés le 24 avril 2016, ont été levées.

« Les enquêtes qui ont été ouvertes autour du dossier du recrutement des mercenaires par Monsieur Moïse Katumbi Chapwe n’ont pas établi la présence effective de ces mercenaires au Katanga au moment des faits », peut-on lire dans le document adressé à l’auditeur général des forces armées auquel il est demandé de classer ce dossier sans suite. Et l’auditeur général de donner son accord.

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Ce qui vide complètement ce dossier et met mal à l’aise certains dignitaires du régime Kabila, prompts à accuser l’ancien gouverneur du Katanga ou ayant eu la main lourde sur certains de ces prévenus.

Ce qui peut expliquer la sortie de l’ancien président de l’Assemblée nationale congolaise Aubin Minaku, ce 29 avril sur les ondes de RFI. « Il ne faut pas esseuler une décision judiciaire. Il y a eu plusieurs procédures. S’il est totalement absout, ok. Mais s’il y a un problème, la justice fera son travail (…) », a déclaré Aubin Minaku qui avait débuté son intervention par un trait d’humour d’un goût douteux : « De toute façon, on ne le tuera jamais s’il rentre ».

Moïse Katumbi demeure toujours l’ennemi n°1 pour nombre de kabilistes qui ne peuvent visiblement pas sé résoudre à imaginer son retour au pays. D’autres, comme Alexis Thambwe et Kalev Mutond, eux, se font du souci. De retour aux Etats-Unis, Darryl Lewis a déposé plainte contre le chef des Renseignements pour torture. Le ministre congolais de la Justice de l’époque avait aussi été joint à la plainte. Désormais que le dossier a été classé sans suite et que le parquet militaire a déclaré qu’il n’y avait rien dans ce dossier, la justice américaine pourrait rattraper rapidement ceux qui ont été mis en cause par son ressortissant. « C’est la soupe à la grimace au sein de cercles du FCC », explique-t-on à Kinshasa.

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