RDC: nouvelle attaque contre un hôpital, Guterres condamne l’attaque de vendredi

RDC: nouvelle attaque contre un hôpital, Guterres condamne l’attaque de vendredi

Un assaillant a été tué par l’armée congolaise qui a repoussé une nouvelle attaque contre un hôpital dans la nuit de vendredi à samedi près de Butembo, épicentre de l’épidémie d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo. Des rebelles armés ont attaqué vers 3h40 (03h40 HB) l’hôpital de Katwa où s’effectue le triage des cas suspects, a indiqué une source policière jointe par un correspondant de l’AFP.

« Nous avons résisté et repoussé l’attaque bien que ces +Maï Maï+ (miliciens) aient une arme lourde PKM. Le bilan provisoire est d’un mort et quatre capturés côté assaillants. De notre côté il n’y a pas eu de dégâts », a déclaré le responsable de la police à Butembo, le colonel Paul Ngoma.

Vendredi, un médecin épidémiologiste de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a été tué dans une attaque de miliciens armés contre l’hopital universitaire de Butembo.

« Il présidait une réunion avec son équipe lorsque trois hommes armés ont fait irruption dans la salle et ont ouvert le feu sur les équipes », a détaillé le ministère de la Santé dans son bulletin quotidien vendredi soir.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a fait savoir qu’il « condamne » l’attaque menée vendredi.

M. Guterres « appelle les autorités congolaises à ne ménager aucun effort pour identifier et traduire rapidement en justice les auteurs de cette attaque », indique le communiqué de son porte-parole.

L’actuelle épidémie de fièvre hémorragique Ebola, la dixième sur le sol congolais, est la deuxième la plus grave de l’histoire avec 855 décès depuis début août, selon le dernier pointage du ministère de la Santé en date de jeudi.

Le travail des équipes anti-Ebola est compliqué par la présence de groupes et milices armés actifs depuis 25 ans dans la province du Nord-Kivu frontalière de l’Ouganda et du Rwanda.

L’organisation Médecins sans frontière (MSF) a suspendu ses activités dans les Centres de traitement d’Ebola (CTE) de Katwa et de Butembo qui ont été attaqués à trois jours d’intervalle fin février-début mars.

Depuis cette date, le nombre de décès et de cas quotidiens a très nettement augmenté (douze décès pour la seule journée de jeudi).

Les équipes anti-Ebola sont aussi confrontées aux « résistances » d’une partie de la population qui vit dans le déni de la maladie et refuse la prévention, les soins et les enterrements « dignes et sécurisés » conduits par la Croix-Rouge.

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