RDC : Colère de l’UDPS après les sénatoriales

RDC : Colère de l’UDPS après les sénatoriales

L’annonce des résultats de l’élection sénatoriale suscite la colère même dans le camp du nouveau président.

Ce vendredi des combattants de l’UDPS ont manifesté devant le siège du parlement provincial de Kinshasa pour dénoncer les résultats de ce scrutin sénatorial dans lequel la plateforme Cach (Tshisekedi – Kamerhe) n’a obtenu que trois élus au niveau national mais aucun à Kinshasa alors que l’UDPS détient une majorité d’élus provinciaux appelés à voter pour élire les sénateurs. L’UDPS ne décrocherait par ailleurs aucun sénateur sur l’ensemble du territoire.

Des manifestants se sont aussi déplacés à Limete, devant le siège de l’UDPS. Là, les combattants ont dressé des barrières sur le boulevrad Lumumba et incendié des pneus. La police est intervenue avec des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

Les « combattants » de l’UDPS dénoncent le fait que les élus provinciaux de leur parti ont donné leurs voix aux candidats de la plateforme de Joseph Kabila, renforçant ainsi le camp de l’ex-président au détriment de Félix Tshisekedi.

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« Ils ont cédé à l’appel des dollars. Il n’y a pas d’autres explications. Quand vous savez que des voix se négocient à plus de 20.000 dollars, voire beaucoup plus, cela veut dire aussi qu’il y a des corrupteurs qui ont beaucoup d’argent… », explique un homme politique congolais qui a fait une croix sur son siège.

Le signal envoyé par ce scrutin est aussi très clair à l’égard de Tshisekedi. Le FCC de son prédécesseur n’entend pas lui laisser une once de terrain. L’UNC et l’UDPS, même s’ils sont sensés avoir remporté la présidentielle, sont laminés, ils sont largement en perte de sièges par rapport à la précédente législature et même derrière la plateforme Lamuka.

Invalidation des élections

Dans la foulée de Kinshasa, les mêmes scènes de colère ont éclaté à Mbuji May, dans le Kasaï oriental, fief du clan Tshisekedi où l’UDPS n’a obtenu aucun siège. Les manifestants reclamaient l’invalidation du scrutin et appelaient « leur président » à intervenir pour mettre fin à « ce cirque ». « C’est bien de dire que l’on veut lutter contre la corruption mais c’est encore mieux de le faire concrètement. Ce n’est pas une élection mais une comédie », nous explique un manifestant de Kinshasa. « On n’est pas là pour être la marionnette de Kabila ». 

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