RDC : Razzia du FCC au Sénat

RDC : Razzia du FCC au Sénat

Le Sénat de la RDC sera garni  d’une majorité « stalienne » d’élus issus des rangs de la plateforme du Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Kabila.

Après les résultats – surprenants –  des législatives nationales et provinciales, les élections sénatoriales s’annonçaient comme un véritable plébiscite pour l’ancienne majorité présidentielle qui, si elle a été battue à plate couture à la présidentielle, a enregistré une victoire retentissante aux législatives emportant au moins 341 sièges sur les 500 possibles à l’Assembée nationale et au moins 22 provinces sur les 26 que comptent désormais la République démocratique du Congo lors des provinciales.

Avec une telle mainmise sur les provinces (le Mai Ndombe et le Nord Kivu doivent encore attendre de passer par les urnes après le report des élections du 30 décembre) sur les instances provinciales, la teinte FCC du Sénat ne faisait guère de doute.

Selon les résultats provisoires de la Ceni, la donne est encore plus spectaculaire qu’attendue. Le plateforme kabiliste rallierait  9 élus sur 10, ne laissant que des miettes aux autres plateformes, y compris à celle de Cach du duo Tshisekedi-Kamerhe qui n’aurait guère plus de 3 élus, tandis que Lamuka devrait se contenter de 6 sièges. Huit sièges doivent encore être désignés pour les provinces du Nord-Kivu et du Mai Ndombe.

Le pouvoir législatif se retrouve donc désormais complètement entre les mains des élus kabilistes que se soit à l’Assemblée nationale, au Sénat et dans les provinces. Pas facile dans ces conditions pour Félix Tshisekedi de s’émanciper de son prédécesseur comme le demandent plusieurs pays de la région et même le président français Emmanuel Macron.

Achat de sièges 

Depuis des semaines, nombre de voix se sont élevées pour dénoncer l’achat des voix des élus régionaux par les candidats sénateurs. Plusieurs candidats se sont même retirés de la course face à l’envolée des prix et pour dénoncer ces comportements.

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Le procureur général de la République (PGR) avait sollicité samedi dernier le report de l’élection des sénateurs et des gouverneurs de province (23 mars) pour enquêter sur les allégations de corruption mais la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a immédiatement refusé d’accorder ce délai, enterrant du même coup toute possibilité d’enquête.

A noter qu’à partir de cette législature, le sénat congolais comptera un membre de plus. En effet, en tant qu’ancien président, Joseph Kabila pourra siéger sous le label « sénateur à vie ».

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