RDC : Sept morts dans des attaques à Butembo et Goma

RDC : Sept morts dans des attaques à Butembo et Goma

Par AFP

Deux militaires et un milicien ont été tués dans l’attaque d’un camp militaire à Butembo (est de la RDCongo) tandis que quatre civils ont été tués dans la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

« Le camp militaire de Kitakandya (dans le quartier Kyaghala à Butembo) a été attaqué à l’aube par des miliciens Maï-Maï. Un assaillant a été tué et deux (militaires congolais) sont tombés au champ d’honneur« , annoncent les Forces armées de la RDC (FARDC) sur Twitter.

Butembo est un grand centre commercial (un million d’habitants) dans le nord de la province troublée du Nord-Kivu (est), visé depuis quelques semaines par des attaques d’hommes armés. Ces attaques ont même perturbé les opérations de riposte contre la dixième épidémie d’Ebola qui sévit dans la région depuis sept mois.

A Goma, « une personne a été retrouvée morte par balle » mardi dans le quartier Ndosho (ouest) et « trois autres corps découpés à la machette » dans le quartier de Majengo, a déclaré un substitut du procureur de Goma, Claver Kahasa. Les responsables de ces tueries n’ont pas été identifiés, selon le maire de la ville, Timothée Muissa Kiesse.

Depuis le début de l’année, environ trente personnes ont été tuées à Goma par des hommes armés non identifiés. Les assaillants ciblent particulièrement les quartiers nord et ouest de Goma, voisins du parc des Virunga, repaire des nombreuses milices et des groupes armés actifs au Nord-Kivu depuis plus de deux décennies. Mais les tueries à la machette ne sont pas courantes à Goma comme c’est le cas dans la région de Beni, dans l’extrême nord de la province du Nord-Kivu; depuis 2014, plus d’un millier de personnes y ont été tuées dans des massacres attribués aux rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF).

« On ne comprends pas ce qui se passe ces derniers temps à Goma et on se demande si ce n’est pas une tentative de vouloir saboter le nouveau régime« , s’est inquiété Fidèle Kasereka, un enseignant de Goma.

Plus au sud du pays, à Kalemie, chef-lieu de la province de Tanganyika (dans l’ancienne province du Katanga), une centaine de jeunes ont manifesté mardi contre l’insécurité signalée dans cette ville. Le nouveau président congolais Félix Tshisekedi a promis d’oeuvrer pour sécuriser le territoire congolais.

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