MWA: projet Bénin: coté face

MWA: projet Bénin: coté face

Lundi 4 février, 8h30, une nouvelle journée commence à l’ISU… Semblable à toutes les autres… Ou presque… Des professeurs arrivent, souriants ou légèrement blasés ; des intervenants extérieurs se présentent ; des petits groupes papotent autour du café d’accueil… Scène banale d’une journée pédagogique ! 10h… Un élève vient « se perdre », puis deux, puis trois ; au compte-goutte, 15 jeunes, remplis d’énergie et de bonne humeur, s’ agglutinent devant la porte du local de réunions, pour accueillir Audrey et Thaïssa, membres de l’équipe Iles de Paix. Ah oui ! le projet Bénin, comme on le surnomme (affectueusement) dans l’école, prend une nouvelle tournure : aujourd’hui, il s’agira de sensibiliser les jeunes à la diversité culturelle, parce que, découvrir l’Afrique… ça s’apprend !

Mais qui sont ces jeunes ? Il s’agit de onze filles et quatre garçons, tous élèves de 6me et 7me, issus de sections différentes. Certains se connaissent, mais pour le groupe, tout est à construire ! Ça tombe bien, Audrey et Thaïssa ont prévu un premier jeu pour faire plus ample connaissance, et ça marche ! Et puis, un deuxième jeu, la construction solidaire d’un pont, sans parler, jette les jalons d’un voyage réussi : voyager, c’est avant tout respecter l’autre, être attentif à ses croyances, son mode de vie. Et dans le groupe, c’est se soutenir et s’entraider. Première leçon du jour, qui sous-tendra notre périple.

Pourquoi ces jeunes se sont-ils lancés dans l’aventure ? Les aspirations sont multiples. Pour les uns, il s’agit de découvrir un autre mode de vie ; pour d’autres, c’est un intérêt pour l’agriculture ; pour certains, c’est une façon de réaliser qu’il y autre chose, ailleurs ; pour d’autres encore, c’est l’envie de quitter sa zone de confort pour trouver un sens à sa vie… Donner du sens… Voilà une belle motivation, récurrente dans ce groupe… En apprendre plus sur le monde, c’est aussi apprendre à se connaître soi… Ainsi, sans le savoir, ces jeunes expriment cette idée chère à Montaigne : à la lumière du monde, l’homme apprend qui il est… Tous l’ont compris : ce voyage sera l’occasion de grandir. Et quel bel espoir pour nous, les adultes, de voir ces jeunes s’impliquer, car plusieurs d’entre eux marchent aussi pour le climat. Le regard qu’ils portent sur notre planète est bienveillant, rempli d’idéalisme, un peu utopiste peut-être… Et si le changement était vraiment en marche pour le coup ? Car il n’y a pas d’action possible sans l’impulsion des idéaux !

Maintenant, ne sombrons pas non plus dans l’angélisme… Se préparer à un tel voyage, ce n’est pas si simple ! Les formations peuvent paraître « longuettes » quand on sait que les potes sont en congé ; renoncer au GSM, pour certains – et pas que pour les jeunes 😊 – c’est couper le cordon ombilical des temps modernes ; il faut parfois faire des choix et ce n’est pas simple à une époque où le « hic et nunc » (l’ici et maintenant) se conjugue avec les réseaux sociaux, qui nous permettent de nous démultiplier. Et puis, il faut aussi que chacun trouve sa place dans le groupe, se positionne et ose… malgré les craintes de l’inconnu ! Alors, heureusement, la réalité est là : la séance « vaccins », la course aux clients pour les activités de financement, mais surtout, les premiers contacts chaleureux avec les correspondants béninois ; tout cela contribue à concrétiser un projet qui se rapproche… petit à petit… encore un peu de patience 😊

Stay tuned… la suite arrive bientôt…

Mélissa ROELANDTS, Jean MUKAZ & Isabelle FONTAINE enseignants à l‘Institut Sainte-Ursule de Namur.

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