La dépouille de Tshisekedi ne rentrera pas ce vendredi à Kinshasa

La dépouille de Tshisekedi ne rentrera pas ce vendredi à Kinshasa

« Face à la pression du pouvoir qui cherche à instrumentaliser le retour de la dépouille de notre président, nous devons reporter sine die l’inhumation », explique un cadre de l’UDPS joint à Kinshasa.

L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) a donc décidé de bouleverser son agenda et de ne pas rapatrier la dépouille de son président, Étienne Tshisekedi. Ce retour était prévu pour ce vendredi 12 mai et, mardi en milieu d’après-midi,  Félix Tshisekedi confiait encore sa détermination de voir la dépouille de on père rentrer à Kinshasa ce vendredi… « malgré les pressions du gouvernement sur les compagnies aériennes pour qu’elles refusent d’embarquer la dépouille ».

Mais ce mardi 9 mai en fin de soirée, l’UDPS faisait marche arrière pour « éviter le pire ». Dans un communiqué le parti explique « vouloir faire échec à un plan de chaos orchestré par le pouvoir » et décide « au nom de la paix », de renvoyer « sine die » le rapatriement de la dépouille.

Le texte explique encore : « Pour faire échec au plan machiavélique programmé par la mouvance Kabiliste, d’engager notre pays dans une voie de la violence lors des obsèques de notre héros national, au nom de la paix, et après concertation avec la famille biologique du défunt, l’UDPS a pris, en toute responsabilité, la décision de renvoyer à une date ultérieure, le rapatriement de la dépouille de son président ».

Dans la foulée, les responsables de l’UDPS démentent « catégoriquement »  avoir attaqué la police et incendié le camion et les deux tentes mardi près de sa permanence du quartier de Limete. Ils évoquent à ce sujet une “nouvelle cabale montée par le pouvoir qui tente par tous les moyens”, d’empêcher le retour de la dépouille d’Etienne Tshisekedi. « L’UDPS est scandalisée d’apprendre qu’un soit disant groupe d’assaillants a attaqué les éléments de la police en faction devant sa permanence, brûlant par la même occasion un camion de marque KAMAZ et deux tentes. L’inertie des éléments de la police et les récits tels que relatés démontrent, qu’il s’agit encore une fois d’un scénario macabre, monté par la mouvance Kabiliste, en vue de justifier l’occupation de la permanence, afin d’empêcher l’exécution des travaux de la construction du mausolée», poursuit le communiqué.

L’UDPS affirme encore dans son communiqué avoir fait appel à la Monusco pour sécuriser sa permanence et décline la responsabilité de « toute perte tant en vies humaines qu’en biens matériels, et exige la libération de son siège national ainsi que la restitution de tous ses biens, sans délai ».

Que pensez-vous de cet article?