Des manifestants ont attaqué jeudi un centre de transit gérant des cas suspects de fièvre hémorragique Ebola à Beni, épicentre de l’épidémie dans l’Est de la République démocratique du Congo, a déclaré le ministère congolais de la Santé. Une vingtaine de « cas suspects » en ont profité pour quitter le centre, ajoute-t-on de même source.

Les incidents se sont produits après une manifestation contre le report pour la région de Beni des élections générales prévues dimanche en RDC. Les autorités ont justifié la mesure notamment par le risque que représentait l’épidémie d’Ebola.
Au moins trois tentes ont été saccagées aux abords du camp géré par l’ONG Médecins sans frontières (MSF) à Beni, a constaté un correspondant de l’AFP.
Une importante présence policière veillait sur le camp où les dégâts matériels ne paraissent pas très importants, selon cette même source.
Les manifestants auraient pénétré à l’intérieur de zones contaminées, d’après une source humanitaire sur place.
L’épidémie d’Ebola dans la région de Beni a été déclarée le 1er août 2018. Elle a déjà fait 356 morts avec des craintes constantes de propagation vers les grandes villes de Goma et Kisangani, ou l’Ouganda voisin.

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