Zimbabwe: Mnangagwa promet des réformes pour promouvoir la démocratie

Zimbabwe: Mnangagwa promet des réformes pour promouvoir la démocratie

Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa s’est engagé samedi à réformer son parti et à promouvoir la démocratie en vue de mettre fin à l’isolement international de son pays . Le règne de son prédécesseur Robert Mugabe pendant 37 ans à la tête du Zimbabwe a été marqué par la corruption et la mauvaise gestion, qui ont conduit au départ des investisseurs, aux sanctions économiques et à l’effondrement de nombreux services publics.

« Nous sommes dans un processus de réforme de notre parti », a déclaré M. Mnangagwa en clôturant la conférence annuelle de la Zanu-PF – parti au pouvoir depuis l’indépendance en 1980 – à Esigodini, à 400 km de la capitale Harare.

« Nous devrions enraciner davantage la primauté du droit et du constitutionnalisme dans le parti et dans le pays », a ajouté le président zimbabwéen.

« Nous nous garderons contre ceux qui veulent abuser de cette démocratie. Il faut profiter de cet espace de démocratie en sachant que le respect des autres doit également continuer à être enraciné », a-t-il dit.

Les dirigeants provinciaux présents à la conférence ont approuvé Mnangagwa comme candidat de la Zanu-PF à la prochaine élection présidentielle de 2023 et ont adopté plusieurs résolutions, notamment en matière de lutte contre la corruption.

Emmerson Mnangagwa a succédé il y a un an à Robert Mugabe, contraint à la démission. L’homme fort du Zimbabwe depuis l’indépendance avait dû céder le pouvoir après avoir été lâché par son parti, la Zanu-PF, l’armée et la rue.

Emmerson Mnangagwa était son ancien bras droit, avant d’être limogé du poste de vice-président en octobre 2017, une décision qui avait finalement précipité la chute du plus vieux chef de l’Etat en exercice au monde.

En juillet, Emmerson Mnangagwa a été légitimé par les urnes, mais l’opposition a dénoncé des fraudes lors du scrutin.

Six personnes avaient été tuées et plusieurs blessées dans des affrontements avant la proclamation de l’élection contestée d’Emmerson Mnangagwa dès le premier tour, avec 50,8% des suffrages contre 44,3% pour M. Chamisa. L’armée avait notamment ouvert le feu sur des manifestants.

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