RDCongo: Boss Mining: la Gécamines dicte sa loi

RDCongo: Boss Mining: la Gécamines dicte sa loi

 
La Gécamines a annoncé ce lundi 10 décembre 2018 la redéfinition de son partenariat avec la compagnie kazakhe ERG pour la propriété de Boss Mining (Katanga). Une redéfinition qui semble surtout profitable à la compagnie publique congolaise.

 
ERG (Eurasian Resources Group) est une compagnie enregistrée au Luxembourg, possédée pour 40% par le gouvernement kazakhe et pour 60% par des privés. En décembre 2013, elle a racheté ENRC (Eurasian Natural Resources Corp.) Africa Holdings Ltd, après que celle-ci ait cessé d’être cotée à la bourse de Londres. ERG emploie quelque 80.00 personnes dans le monde et produit un tiers des métaux du Kazakhstan.
 
La Gécamines passe de 30 à 49% des parts
 
Parmi les mines congolaises possédées par ERG figure Boss Mining. Jusqu’ici, l’entreprise kazakhe disposait de 70% des parts, contre 30% à la Gécamines. Une « collaboration redéfinie » fixe désormais ce partage, indique la Gécamines, à 49% pour celle-ci et 51% pour son partenaire.
 
Les deux parties ont décidé de se désister de la procédure arbitrale lancée par la compagnie publique congolaise devant la Chambre de commerce internationale; ENRC paiera à la Gécamines 30 millions de dollars d' »indemnité transactionnelle » et Boss Mining rétablira la situation de ses fonds propres « conformément à la législation en vigueur ».
 
En outre, l’endettement de Boss Mining vis-à-vis d’ENRC est annulée, « via la conversion en capital de l’encours des prêts intragroupes consentis » et cela pour « plus d’1,5 milliards » de dollars.
 
Pas de porte multiplié par presque cinq
 
Par ailleurs, les gisements et minerais apportés par la Gécamines dans le partenariat seront revalorisés « pour l’avenir » et cela « par l’augmentation du pas de porte dû par ENRC à Gécamines, porté de 35 dollars par tonne de cuivre à 165 dollars ».
 
Enfin les partenaires conviennent d’une restructuration de la politique de Boss Mining en matière de sous-traitance; d’établir un plan de restructuration des activités de celle-ci « en vue d’améliorer sa viabilité économique sur le long terme »; et d’établir « un plan d’affaires détaillé permettant un suivi rapproché des retombées attendues par les différentes parties prenantes, à titre notamment de dividendes à distribuer aux actionnaires et de résultats bénéficiaires devant engendrer le paiement d’impôts à l’Etat ».

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