Sahara occidental : premiers pas réussis à Genève

Sahara occidental : premiers pas réussis à Genève

La table ronde entre le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie était positive, selon l’Onu

Le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie sont parvenus à briser la glace qui s’était accumulée ces dernières années autour du dossier du Sahara occidental. Ce territoire situé sur la côte nord-ouest de l’Afrique, en majeure partie administré par le Maroc, est le seul du Continent noir à ne toujours pas disposer d’un statut juridique définitif depuis sa décolonisation, en 1976. Les quatre parties se sont rencontrées lors d’une table ronde organisée par les Nations unies, ces mercredi et jeudi à Genève, six ans après la fin du dernier cycle de négociations qui avait abouti à une impasse diplomatique entre le Maroc et le mouvement indépendantiste Front Polisario, soutenu par l’Algérie.

D’après le représentant de l’Onu, Horst Köhler qui avait lancé les invitations à cette réunion, les quatre délégations ont fait le point sur les récents développements, abordé les questions régionales et discuté des prochaines étapes du processus politique relatif à ce territoire disputé, qui figure sur la liste des territoires “non autonomes” de l’Onu.

Le contentieux du Sahara occidental, revendiqué à la fois par le mouvement indépendantiste (qui a déclaré en 1976 une République arabe sahraouie démocratique sur une petite partie du territoire) et le Maroc (qui propose au mieux une large autonomie sous sa souveraineté nationale), est devenu emblématique du conflit larvé entre le Maroc et l’Algérie. Le 1er novembre, la résolution 2440 du Conseil de sécurité avait consacré pour la première fois l’Algérie comme “partie principale” dans le processus politique.

Une seconde table ronde dans trois mois

Les délégations ont convenu lors de la réunion de Genève qu’une solution au conflit du Sahara occidental constituerait une “contribution importante pour améliorer les vies des peuples de la région”, comme le mentionne le communiqué final paru jeudi avec un peu d’avance sur l’horaire prévu. Celui-ci précise encore que “toutes les discussions se sont déroulées dans une atmosphère d’engagement, de franchise et de respect mutuel”. Les participants se sont d’ailleurs montrés favorables à une prochaine réunion, dans le même format d’une table ronde, à organiser au premier trimestre de 2019, sans doute au mois de mars.

L’envoyé de l’Onu, l’ex-président allemand Horst Köhler, s’est montré positif, assurant qu’une “solution pacifique à ce conflit est possible”. “D’après nos discussions, il est clair pour moi que personne ne gagne à maintenir le statu quo”, a-t-il dit devant les médias. L’Onu avait présenté cette première réunion depuis 2012 comme le “premier pas vers un processus renouvelé de négociations en vue de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental”. Le second pas est attendu dans trois mois environ.

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