RDC : Ca chauffe au Kasaï entre le gouverneur Kasanji et l’UDPS

RDC : Ca chauffe au Kasaï entre le gouverneur Kasanji et l’UDPS

L’UDPS a accusé lundi les autorités d’entraver sa campagne dans son fief de Mbuji-Mayi au Kasaï, dans le centre de la RDC, à moins de trois semaines des élections prévues le 23 décembre. Le parti déplore l’arrestation de militants, l’encerclement de son siège dans la nuit de dimanche à lundi par les forces de sécurité et des affiches de campagne arrachées.

Au total, 45 militants ont été arrêtés en 48 heures, selon une source à Kinshasa proche de Félix Tshisekedi, élu de Mbuji-Mayi.
« Les policiers sont en train de partir (du siège), il y a une présence discrète. Le président (Tshisekedi) a lancé des appels au calme », a ajouté cette source.
« Une vingtaine de nos militants ont été arrêtés samedi et croupissent encore au cachot à la police. Un de nos candidats aux législatives nationales est porté disparu. J’ai saisi la Monusco et la police », a déclaré sur place à un correspondant de l’AFP le président fédéral de l’UDPS au Kasaï oriental, Me Denis Kalombo.
Il a accusé le gouverneur Alphonse Ngoyi Kasanji d’être venu samedi au siège de campagne de l’UDPS « avec ses partisans » et d’avoir ordonné « qu’on enlève les affiches de campagne de notre président Félix Tshisekedi pour les remplacer par celles du candidat du FCC (majorité) Emmanuel Ramazani Shadary ».
« Pour des raisons de sécurité, on a déployé des policiers » autour du siège de l’UDPS, a reconnu un membre du cabinet du gouverneur Vincent Ngoyi.
Il a accusé les militants de l’UDPS d’avoir « causé beaucoup de casse le samedi ».
Des militants de l’UDPS s’étaient déjà affrontés à des partisans du gouverneur Ngoyi Kasanji à Mbuji-Mayi mardi dernier, jour du retour à Kinshasa de Félix Tshisekedi et de son allié Vital Kamerhe. Les deux hommes ont regagné la RDC après une tournée en Europe et en Afrique.
Riche en diamant, le Kasaï a basculé dans la violence entre septembre 2016 et mi-2017 après la mort d’un chef coutumier anti-pouvoir, Kamuina Nsapu, tué par les forces de sécurité.
Les violences attribuées aux forces de sécurité et aux milices Kamuina Nsapu ont fait plus de 3.000 morts et 1,4 million de déplacés de sources humanitaire, onusienne et catholique. Emmanuel Ramazani Shadary était miministe de l’Intérieur au moment de cette flambée de violence.

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