La société civile et la diaspora s’expriment lors des « Journées du Burundi »

La société civile et la diaspora s’expriment lors des « Journées du Burundi »

Le monde politique francophone a donné mercredi la parole à la société civile burundaise vivant en exil et à la diaspora dont plusieurs représentants ont dénoncé la situation dans leur pays, plongé dans une grave crise depuis avril 2015 qui fait des centaines de morts et fait plus de 400.000 déplacés. Le parlement francophone bruxellois a ainsi accueilli des personnalités burundaises qui ont décrit les différentes facettes de cette crise, aux conséquences multiples, avec son cortège de violences, d’arrestations arbitraires, de tortures ou de disparitions forcées, et une croissance économique en berne.

« La société civile burundaise envahit l’hémicycle », a lancé la présidente de cette assemblée, Julie de Groote (cdH), en ouvrant ces « Journées du Burundi » qui se termineront jeudi au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles par l’adoption de recommandations.

« Elles seront ensuite portées à tous les niveaux de pouvoirs », a-t-elle précisé.

Mme De Groote a rappelé que les députés francophones bruxellois s’étaient déjà penchés sur la situation au Burundi en juillet 2015.

Ce petit pays d’Afrique centrale, coutumier des violences depuis son indépendance, le 1er juillet 1962, traverse une nouvelle crise depuis que le président Pierre Nkurunziza a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat controversé. Il avait été réélu en juillet de la même année.

Les violences qui ont accompagné la crise auraient fait au moins 1.200 morts et déplacé plus de 400.000 personnes entre avril 2015 et mai 2017, d’après les estimations de la Cour pénale internationale (CPI), qui a ouvert une enquête.

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