RDCongo: Bazaïba: c’est Tshisekedi qui avait proposé l’isolement à Genève

RDCongo: Bazaïba: c’est Tshisekedi qui avait proposé l’isolement à Genève

Eve Bazaïba, secrétaire générale du MLC (Mouvement de libération du Congo, le parti de Jean-Pierre Bemba), a recadré Félix Tshisekedi au sujet de ce qui s’est passé à Genève.

Dans une longue interview à Buzz TV, publiée le 21 novembre sur Youtube, la secrétaire générale du MLC, de retour de Genève, a recadré Felix Tshisekedi sur ce qui s’était passé à cette réunion. Rappelons que c’est là que, le 11 novembre, l’opposition s’était entendue sur un candidat unique à la présidentielle du 23 décembre, Martin Fayulu. Dès le lendemain, trahissant sa promesse, Felix Tshisekedi – ensuite imité par Vital Kamerhe – avait annoncé qu’il « retirait » sa signature apposée solenellement la veille sur l’accord.

Privé de téléphone?

L’UDPS avait expliqué que son président avait été piégé, séquestré par les facilitateurs – la Fondation Koffi Annan – qui l’avaient privé de son téléphone portable et que Felix Tshisekedi n’avait pas vraiment son libre-arbitre lorsqu’il avait signé. Et qu’il était anormal que sept chefs de l’opposition participent au vote pour désigner leur candidat unique alors que quatre d’entre eux, seulement, étaient admis à la course à la présidentielle par la Ceni (Commisssion électorale nationale indépendante, réputée acquise au régime).

Eve Bazaïba a balayé ces justifications lors de son intervention télévisée.

Selon elle, « c’est Félix Tshisekedi » qui avait proposé que les sept leaders de l’opposition soient présents – parce « tous ont intérêt au vote » – et qu’ils « soient seuls ». Tshisekedi fils avait insisté : « Il faut que nous puissions nous parler sur les questions qui fâchent ».

Mais c’est lui qui l’a demandé!

Selon Mme Bazaïba, c’est encore « Felix Tshisekedi » qui a insisté pour que les sept dirigeants de l’opposition se séparent de leur portable. Selon elle, la facilitation avait seulement demandé que les téléphones soient mis en mode silencieux. Le président de l’UDPS a insisté pour que les appareils soient fermés et placés « dans une pièce à côté ». « J’ai objecté », a raconté Mme Bazaïba, mais il a dit, devant témoins, qu’il fallait » le faire parce qu’à défaut « on pouvait nous espionner » grâce aux appareils. « Une jeune dame a alors amené un panier » et ramassé les appareils.

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