Le président du Gabon Ali Bongo quittera bientôt Ryad pour une convalescence à Rabat

Le président du Gabon Ali Bongo quittera bientôt Ryad pour une convalescence à Rabat

Le président du Gabon Ali Bongo Ondimba, hospitalisé depuis le 24 octobre à Ryad, viendra à Rabat « certainement la semaine prochaine » pour une période de « convalescence et de rééducation », a indiqué vendredi une source dans l’entourage du président Bongo. Le président gabonais « viendra à Rabat dans un établissement hospitalier pour une période de convalescence et de rééducation », selon cette source.

« Les médecins estiment qu’il est transportable même pour un long trajet (…), il respire normalement, il communique de façon cohérente, les progrès sont notables », a affirmé cette source.

Le président Bongo arrivera à Rabat « certainement la semaine prochaine, les médecins sont en train de finaliser le dossier (…), la décision (de venir au Maroc) a été arrêtée il y a 24 heures, conformément à ses souhaits », a-t-elle conclu.

Depuis l’hospitalisation il y a presque un mois du président Bongo en Arabie saoudite, la présidence gabonaise a communiqué officiellement deux fois.

D’abord le 28 octobre pour annoncer que le président avait été admis à l’hôpital du roi Fayçal à Ryad à la suite d’un malaise dû à « une fatigue sévère », consécutive à « une très forte activité ces derniers mois ».

Puis le 11 novembre pour dire que le président Bongo était « en phase de recouvrement de la plénitude de ses facultés physiques », reconnaissant ainsi de manière implicite la gravité de son état de santé.

Le porte-parole de la présidence, Ike Ngouoni, n’avait cependant pas précisé le mal dont souffrait le chef de l’Etat, âgé de 59 ans.

Une source étrangère proche du président Bongo avait peu auparavant affirmé à l’AFP qu’il avait « eu un AVC » (accident vasculaire cérébral), cause de son hospitalisation.

« Le pronostic vital n’est plus engagé, il n’est plus sous respiration artificielle » et il se trouve toujours à Ryad, avait déclaré la même source.

Mi-novembre, la Cour constitutionnelle du Gabon a modifié la Constitution pour pallier l’absence du président Ali Bongo Ondimba, une décision dénoncée avec véhémence par l’opposition et la société civile qui parlent de « coup de force ».

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