Est de la RDC: opération militaire conjointe contre les rebelles ougandais des ADF

Est de la RDC: opération militaire conjointe contre les rebelles ougandais des ADF

L’armée congolaise et la force des Nations unies au Congo mènent depuis deux jours une opération militaire conjointe, avec des frappes aériennes, contre les rebelles ougandais du groupe armé ougandais ADF qui sème la terreur dans l’est de la République démocratique du Congo à l’approche des élections du 23 décembre. « Nous avons engagé des hélicoptères d’attaque dans la zone de Mayangose (au nord-est de Beni) où nos troupes étaient menacées par les ADF », a indiqué vendredi le numéro 2 de la force onusienne, le général français Bernard Commins, à un correspondant de l’AFP.

« Nous avons repéré un bastion de rebelles que nous attaquons avec nos partenaires militaires des Fardc (l’armée congolaise). C’est la FIB (brigade d’intervention) qui est engagée dans ce combat où les frappes aériennes appuient les troupes au sol », a poursuivi l’officier français.

« Nous interdisons l’accès des civils dans la zone car les combats sont en cours », a déclaré le porte-parole de l’armée congolaise dans la région, le capitaine Make Hazukai.

« Ca fait deux jours que j’entends les armes lourdes des Fardc et les hélicoptères d’attaque de la Monusco », a témoigné Richard, enseignant à Beni.

« C’est une bonne chose si et seulement si les ADF sont éliminés une fois pour toutes. Rien ne va en ville. Nous sommes tués comme des animaux par ces ADF », a-t-il ajouté.

Les Allied democratic forces (ADF, également appelés ADF-Nalu) sont historiquement un groupe de rebelles musulmans de l’Ouganda voisin qui s’est replié à la fin des années 90 dans l’est de l’actuelle RDC pour poursuivre son combat contre le président Yoweri Museveni.

Depuis octobre 2014, les ADF sont tenus responsables du massacres de plusieurs centaines de civils et de 15 Casques bleus tanzaniens début décembre dans la région de Beni (Nord Kivu).

Sans rien revendiquer ni afficher de leader, les ADF repliés dans la jungle ont resserré depuis septembre l’étau sur Beni avec plusieurs tueries dans les faubourgs de la ville.

La cheffe de la Monusco, l’Algérienne Leïla Zerrougui s’est déclarée « de plus en plus alarmée » par la situation à Beni, également frappée par une épidémie d’Ebola, lundi lors d’une réunion mensuelle du Conseil de sécurité sur la RDC.

Mme Zerrougui estime que les violences des groupes armés « pourraient affecter le déploiement en toute sécurité du matériel électoral et pourraient même empêcher certaines parties de la population de voter le jour des élections » à Beni et ailleurs dans l’est de la RDC.

 

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