RDCongo: Désaccord Gécamines – Glencore au sujet de la suspension des exportations de cobalt

RDCongo: Désaccord Gécamines – Glencore au sujet de la suspension des exportations de cobalt

La Gécamines a diffusé mardi 13 novembre un communiqué exprimant son désaccord avec la suspension des exportations et ventes de cobalt annoncée une semaine plus tôt par son partenaire suisse Glencore, au sujet de la mine de Kamoto. Celle-ci est une co-entreprise entre la société suisse (75%) et la société nationale congolaise Gécamines.

Le 6 novembre, le géant helvète des matières premières, Glencore, annonçait depuis Zoug – son siège en Suisse – avoir suspendu temporairement les ventes de cobalt de la mine Kamoto Copper Company (KCC), en République démocratique du Congo. « La présence d’uranium a été récemment détectée dans l’hydroxyde de cobalt produit au projet Kamoto à des niveaux supérieurs à la limite acceptable autorisée pour l’exportation du produit à travers les principaux ports africains ». Le communiqué ajoutait toutefois que « les faibles niveaux de radioactivité détectée dans l’uranium à ce jour ne présentent pas de risque pour la santé et la sécurité des personnes ».

Glencore indiquait encore qu’elle procédait à des analyses pour identifier l’origine de l’uranium détecté et voir quelles seraient les possibilités de l’exploiter. La société ajoutait espérer construire, d’ici la fin du deuxième trimestre 2019, des installations d’un coût évalué à 25 millions de dollars pour séparer l’uranium du cobalt.

Dans un communiqué diffusé ce 13 novembre par son agence de communication parisienne, la Gécamines dit avoir été informée de ces faits par ses représentants au sein de Kamoto mais « n’a pas été associée » aux décisions « d’arrêt des exportations et de la vente de cobalt » ni de « la réalisation de nouveaux investissdements ». L’entreprise nationale congolaise ajoute que « les organes sociaux de KCC n’ont pas été saisis sur le sujet ». Elle a donc sollicité « une réunion d’urgence entre les équipes techniques des différentes parties prenantes afin d’arrêter une position commune » et cela « conformément à nos accords et aux lois applicables », avant toute « décision contraignante qui pourrait l’engager ».

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