Noix de cajou: faible niveau de transformation, déplorent les producteurs africains

Noix de cajou: faible niveau de transformation, déplorent les producteurs africains

L’Afrique assure plus de la moitié de la récolte mondiale de noix de cajou mais ne transforme localement que 10% de sa production, ont déploré vendredi à Abidjan des pays africains producteurs, évoquant une « très forte baisse des prix ».

L’Afrique, qui produit plus de 90% du marché mondial de noix brutes, n’en transforme que 10%. L’Amérique du sud (120%), et surtout l’Asie (220%), transforment non seulement leur production mais aussi des noix importées, qu’elle peuvent ensuite réexporter.

« L’Afrique assure 55% de la production mondiale de noix de cajou (environ 1,8 million de tonnes) (…) Malgré la croissance de la production au fil des ans, la transformation et la valeur ajoutée de cette culture n’ont pas encore atteint leur potentiel escompté », a déclaré le président de l’Alliance pour le cajou en Afrique (ACA), le Bissau-Guinéen Florentino Nangue.

Nangue s’exprimait à l’ouverture du Salon international des équipements et technologies de transformation de l’anacarde (SIETTA), sur le thème: « transformation de l’anacarde, une mine d’opportunités pour l’autonomisation de la jeunesse africaine ».

« Le cajou est devenu une source importante de revenus pour les communautés rurales, contribuant ainsi au développement économique », souligne le responsable de l’ACA.

La transformation du cajou est économiquement rentable et créatrice d’emplois et de richesses, notamment pour les jeunes et les femmes. Les études montrent que la transformation sur place peut ajouter une valeur moyenne de 650 dollars par tonne, selon les experts.

Le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau, la Guinée, le Ghana, le Mali, le Togo et le Sénégal composent les pays de l’ACA, dont la production a atteint 1,612 million de tonnes en 2017.

La production mondiale de noix de cajou est estimée à 3 millions de tonnes en 2016. Outre l’Afrique, la production provient essentiellement d’Asie (45%) et d’Amérique du sud (5%).

La Côte d’Ivoire a maintenu sa place de premier producteur mondial, malgré une baisse de sa production, passée de 725.000 tonnes en 2016 à 711.236 en 2017.

L’amande de la noix de cajou est utilisée en cuisine et dans les cosmétiques alors que la résine contenue dans la coque a divers usages industriels.

La noix de cajou brute est exportée vers l’Inde, le Vietnam et le Brésil, qui abritent des industries de transformation. Les principaux pays (ou régions) consommateurs sont l’Inde, les Etats-Unis, l’Union européenne, la Chine, les Emirats Arabes unis et l’Australie.

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