RDC: visite d’une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU

RDC: visite d’une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU

Une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU était attendue vendredi à Kinshasa à deux mois et demi des élections du 23 décembre, alors que la République démocratique du Congo demande le départ de la mission des Nations unies présente depuis 20 ans sur son sol. Emmenée par l’ambassadeur de France aux Nations unies François Delattre, la délégation des 15 membres devrait rester jusqu’à dimanche dans la capitale congolaise.

« Ils vont rencontrer le président, le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères, les partis politiques, la commission électorale, la société civile, y compris des organisations religieuses et des associations de femmes », a indiqué à Kinshasa la Mission des Nations unies au Congo (Monusco).

Le rendez-vous avec le président Joseph Kabila n’est pas formellement confirmé, a-t-on précisé.

Kabila a réclamé la semaine dernière devant l’Assemblée générale annuelle des Nations unies « le début effectif et substantiel du retrait » des Casques bleus présents depuis 1999 son pays, affirmant le caractère « irréversible » du scrutin présidentiel prévu le 23 décembre.

La chef de la Monusco Leila Zerrougui avait avancé que le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres viendrait en personne en juillet en RDC. La visite avait été annulée, officiellement faute de disponibilité du président Kabila.

La délégation est emmenée par trois co-présidents (France, chargée de l’élaboration des résolutions sur la RDC, Guinée-Equatoriale, désignée par l’Afrique, et Bolivie, présidente en exercice) et cinq ambassadeurs (France, Koweit, Pologne, Pays-Bas, Suède), précise la Monusco.

Jusqu’à présent, la commission électorale a respecté quasi au jour près le calendrier électoral, et les partis d’opposition se cherchent un candidat unique sans parler de boycott de ces élections qui doivent organiser le départ du président Kabila après 18 ans de pouvoir.

Mais des polémiques récurrentes pèsent sur le processus électoral: refus de la « machine à voter » par l’opposition et contestation du fichier électoral.

Par ailleurs, la violence persiste dans le Nord Kivu, particulièrement dans la région de Beni touchée par une épidémie d’Ebola.

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