RDC: quatre opposants avertissent la commission électorale et rejettent la machine à voter

RDC: quatre opposants avertissent la commission électorale et rejettent la machine à voter

Les quatre principaux candidats de l’opposition ont affirmé jeudi que la Commission électorale nationale indépendante (Céni) devrait « porter seule la responsabilité » d’un éventuel échec des élections du 23 décembre en République démocratique du Congo (RDC). Les opposants – Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi, représenté par Jacquemain Shabani, Martin Fayulu, Vital Kamerhe et Freddy Matungulu – ont estimé dans une déclaration commune que « les réponses fournies » n’ont pas répondu à leur « préoccupation », à l’issue d’une première rencontre entre la Céni et les 21 candidats ou leurs représentants.

Lors de cette rencontre, ils ont rappelé leur refus de la « machine à voter », et appelé à un « nettoyage du fichier électoral », qui contient selon eux « dix millions de cas d’irrégularités ».

Ils ont exprimé leur opposition au recours par la Céni de la « machine à voter », en rappelant les termes de la loi électorale en vigueur en RDC.

« La problématique de la machine à voter est une modalité de vote électronique interdite par la loi électorale du processus en cours et introduite d’autorité par la Céni. Ce qui est inacceptable », indique la déclaration reçue à Bruxelles par l’agence Belga.

La machine à voter est un écran tactile de fabrication sud-coréenne que la Céni veut utiliser le 23 décembre pour permettre aux électeurs de choisir les candidats et d’imprimer ensuite les bulletins de vote du candidat sélectionné.

Les quatre candidats-opposants ont demandé à la Céni « de porter seule la responsabilité en cas de non-tenue d’élections libres, transparentes, inclusives, crédibles et apaisées le 23 décembre 2018 et du vide qui se constatera au niveau des institutions de la République ».

Ces quatre candidats avaient déjà exprimé ensemble à la tribune ces préoccupations lors d’un rassemblement samedi à Kinshasa devant des milliers voire des dizaines de milliers de personnes.

Déjà deux fois reportées, les élections présidentielle, législatives et provinciales du 23 décembre doivent organiser la succession du président Joseph Kabila après 18 ans à la tête d’un pays qui n’a jamais connu de transition pacifique depuis son indépendance de la Belgique, le 30 juin 1960.

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