RDCongo/Belgique: trafic d’êtres humains à Waterloo

RDCongo/Belgique: trafic d’êtres humains à Waterloo

Une femme originaire du Congo, poursuivie devant le tribunal correctionnel de Nivelles pour avoir amené une domestique avec elle lors de ses séjours à Waterloo entre 2012 à 2015, a obtenu la suspension du prononcé.

Il s’agit d’une Congolaise épinglée par la justice belge en raison de la manière dont elle traite en Belgique sa domestique amenée du Congo.

Dans cette affaire, la victime dormait sur un canapé placé dans une buanderie non chauffée, au milieu du linge sale, et travaillait pour un salaire mensuel de 200 euros. La prévenue, à l’audience, avait affirmé que les séjours en Belgique de sa domestique s’apparentaient à des vacances et que c’est cette dernière qui demandait à l’accompagner; selon l’accusée, en effet, n’exerçant aucune activité professionnelle lors de ses séjours en Belgique, elle n’avait, dès lors, pas besoin de beaucoup d’aide.

L’accusée versait cependant 200 dollars mensuels à sa domestique, soulignant qu’il s’agit d’un salaire raisonnable au Congo.

Non conforme à la dignité humaine

L’avocat de la partie civile et l’auditeur du travail, en revanche, ont évoqué des conditions de travail et de logement non conformes à la dignité humaine. Une perquisition menée en 2015 dans la maison avait permis de confirmer les dires de la victime.

Le tribunal a estimé que les préventions en matière de traite des êtres humains étaient établies. La prévenue a été condamnée à verser plus de 64.000 euros de dédommagement. Le tribunal a toutefois suspendu le prononcé de la peine – une mesure qui est une mise à l’épreuve, destinée à permettre au condamné de s’amender en lui évitant les inconvénients liés au prononcé d’une condamnation pénale (stigmatisation sociale et professionnelle; inscription dans le casier judiciaire),

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