RDC : Machine à voter et Corneille Nangaa au centre du meeting de l’opposition

RDC : Machine à voter et Corneille Nangaa au centre du meeting de l’opposition

L’opposition congolaise unifiée tient sa journée de référence. Après une première réunion à Bruxelles au milieu du mois de septembre, les Fayulu, Matungulu, Kamerhe, Tshisekedi, Matungulu, Bemba et Katumbi avaient donné renderz-vous ce 29 septembre à Kinshasa.

Malgré les diverses tentatives de la majorité pour saboter ce rassemblement, une foule compacte s’est déplacée pour venir écouter tous ces candidats de l’opposition (Bemba et Katumbi par écran interposé) parler d’une seule voix pour exiger le retrait de la machine à voter (rebaptisée machine à voler par Moïse Katumbi), le nettoyage du fichier électoral et la restructuration de la Ceni. Corneille Nangaa, le président de cette Commission électorale nationale indépendante était au centre de toutes les critiques.

« C’est vraiment étonnant et galvanisant de voir les principaux opposants parler d’une même voix », explique Walter, Kinois pure souche. « C’est la preuve que notre opposition politique a grandi. Jamais, avant, ils n’avaient réussi à parler d’une même voix aussi près de l’échéance. Ca démontre aussi que l’heure est grave et qu’il faut faire front pour empêcher le pouvoir d’imposer son candidat en imposant une machine à voter que personne ne veut et en faisant voter plus de 6 millions de personnes qui sont inscrits de manière illicite ».

« Ce meeting nous donne espoir. On sait que notre combat est juste mais, parfois, on doute de nos politiciens. Ici, on a entendu des personnes qui parlaient d’une même voix. On ne peut pas nous imposer notre futur président, nos futirs députés », explique Rachel. « je ne suis pas membre d’un parti politique. Je ne suis pas venue pour recevoir un t-shirt ou une casquette. Je suis d’ailleurs ravie de voir que les gens qui sont ici ne sont pas venus en échange de quelques dollars ou de gadgets. On est ici pour écouter le message de l’opposition et je vois que la foule adhère à ce message. La machine à voter ne passe pas. On ne peut pas continuer dans cette voix. Le pouvoir cherche à semer le chaos avec cette machine. C’est de la provocation. Kabila attend que nous fassions un faux pas pout tout remettre en question. Croyez-moi, il n’est pas encore parti ».

Pour Jacques Ntumba, habitant du Bas-Congo venu spécialement à Kinshasa pour le meeting, « il faut que le pouvoir cesse de prendre les Congolais pour des demeurés. On sait très bien que cette machine n’est pas la simple imprimante que veut bien nous présenter Nangaa. Elle comporte un port USB et elle transmet des informations via Internet. C’est une énorme tricherie qui se prépare. Si bemba dit vrai et qu’il faut plus de cinq minutres pour voter, ça signifie qu’un électeur sur 5 ou 6, seulement, pourra voter. C’est du grand n’importe quoi. Le peuple congolais ne se laissera pas faire et la communauté internationale doit le savoir. J’ai vu qu’hier (vendredi), votre Premier ministre a rencontré Kabila à New York, il ne doit pas se laisser duper. Les sanctions contre Shadary Ramazani, le dauphin désigné, ne doivent pas être levées. Ce type était ministre de l’Inétrieur lors des massacres au Kasaï, notamment. Ces sanctions en sont que logiques. »

RDC : succès populaire pour le premier meeting de l’opposition unifiée

« L’opposition a marqué les esprits par ce meeting. On attend maintenant des instructions. C’est très bien de dire qu’on ne veut pas mes machines à voter, mais Nangaa, lui, il s’en moque. Il faudra donc se faire entendre d’une autre manière mais sans donner l’oppostunité au pouvoir de rejeter un éventuel report du scrutin sur l’opposition. Il ne faut pas revivre ce que nous avons connu le 19 décembre 2016. Ici, il y a une échéance, quoi qu’il arrive, le 23 décembre Kabila doit être parti », conclut Jacques.

Que pensez-vous de cet article?

Derniers Articles

Journalistes

Dernières Vidéos