RDC : succès populaire pour le premier meeting de l’opposition unifiée

RDC : succès populaire pour le premier meeting de l’opposition unifiée

Le 29 septembre, l’opposition politique en République démocratique du Congo avait annoncé son premier grand meeting commun.

Le défi était de taille, en cas d’échec de la mobilisation, le front de l’opposition risquait d’imploser et de faire le jeu de la Kabilie.

Vendredi, une fois de plus, le pouvoir en place à Kinshasa a tenté de saboter le rassemblement en déversant du sable et des immondices sur le lieu prévu pour le meeting, à l’ombre du stade des Martyrs et non loin de la plupart des QG des partis politiques.

Une initiative du pouvoir qui rappelait notamment l’organisation du plus long match de l’histoire du football organisé au même endroit par la police lors d’un précédent meeting de l’opposition. Mais cette fois, la manoeuvre n’a pas suffi. Le meeting politique est en cours et la foule est de plus en plus compacte.

Et le peuple de Kinshasa a montré sa détermination car ce samedi, les transports en commun étaient pratiquement invisibles à Kinshasa.

« Problème d’entretien des véhicules », selon la version officielle. « C’est ce samedi que la société Transco a décidé de faire l’entretien de tous ses bus. Ce qui est vrai, et c’est un scandale, c’est qu’il n’y a que 5 fosses en tout et pour tout, pour l’entretien de plus de 500 bus à Kinshasa. C’est évidemment largement insuffisant mais ça ne date pas d’hier et personne ne croit sérieusement que c’est aujourd’hui qu’un problème majeur se pose avec les bus. C’est juste une stratégie pour empêcher les manifestants de rallier le meeting », explique un employé de la société de transports de Kinshasa qui, ce samedi, a « décidé de faire le pied pour soutenir l’opposition. » 

« Cela ne nous a pas empêché de venir’, explique Alphonse, qui l’accompagne. On s’est organisé. Certains sont venus en se serrant comme des sardines dans des véhicules mais la plupart sont venus à pied. Je viens de Limete, je me suis mêlé à un groupe avec des amis. Certains venaient d’au-delà de Masina. On a marché plus de deux heures et plus on avançait, plus on était nombreux », poursuit Alphonse, un trentenaire qui travaille dans l’hôtelerie. « Il faut le changement. La stratégie du pouvoir, on la connaît. Kabila va tout faire pour laisser pourrir la situation. Comme en 2016 mais ça ne marchera plus. On ne croit même plus aux élections et on ne veut pas d’une élection truquée avec la machine à voter. »

Que pensez-vous de cet article?

Derniers Articles

Journalistes

Dernières Vidéos