RDCongo: machine à voter: la Ceni ne reconnaît que quelques faiblesses non compromettantes

RDCongo: machine à voter: la Ceni ne reconnaît que quelques faiblesses non compromettantes

Par Marie-France Cros.

A la suite de la publication, le week-end dernier, du rapport d’experts britanniques qui ont identifié « 15 risques à atténuer » dans la machine à voter, la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) de la République démocratique du Congo (RDC) a publié sa réponse.

Selon un texte daté du lundi 17 septembre titré « Observations et actions correctives prises par la Ceni », cette dernière affirme que pour 5 des risques identifiés par les experts de l’organisation britannique « Westminster fondation for democracy », la correction a « déjà » été apportée. Pour 4 autres, la correction est « déjà prévu(e) ». Pour 3 autres, la Ceni renvoie aux « procédures et mesures d’application ». Pour 2 autres, l’amélioration souhaitée par les experts est « à discuter » et pour la dernière « impossibble pour le moment »; il s’agit de la suggestion de « recouvrir tous les ports externes (soit modifier les volets de production, soit boucher les ports USB exposés ».

Maximiser la confiance

En conclusion générale, la Ceni se félicite que les experts n’aient identifié aucune « faille technologique ou logicielle fondamentale/majeure rendant la machine et son action susceptible d’une défaillance technique, d’une défaillance opérationnelle ou d’une vulnérabilité sécuritaire ». Elle juge que « les experts ont identifié quelques faiblesses non compromettantes et ont formulé des recommandations à cet égard à la Ceni – qui en avait déjà corrigé quelques-unes ».

RDCongo: quand la machine à voter perd les pédales

Et d’assurer: « En ultime instance, le rapport des experts indique qu’un effort conjugué de la Ceni avec toutes les parties prenantes permettrait d’informer et de former les candidats, les électeurs et le public sur l’usage de la machine et sur les dispositions prises pour assurer la transparence, afin de maximiser la confiance dans cet appareil et se conformer aux meilleures pratiques en la matière sur le plan international ».

Rappelons que, sur le plan international, plusieurs avis ont été émis – notamment par Washington – pour dissuader Kinshasa de recourir à cette machine qui soulève la méfiance du corps électoral. La Corée du Sud, pays de fabrication de la machine, a elle-même souligné, auprès de Jeune Afrique, avoir « dûment expliqué au fabricant » des appareils, l’entreprise Miru Systems, « les risques potentiels en cas d’exportation ».

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