RDC : Sit-in annoncé des mouvements citoyens devant l’hôtel du gouvernement

RDC : Sit-in annoncé des mouvements citoyens devant l’hôtel du gouvernement

Le Collectif d’actions de la société civile (CASC) reprend son bâton de pélerin en République démocratique du Congo et annonce, pour ce mercredi 19 septembre, un grand sit-in devant l’hôtel du gouvernement, en plein coeur de Kinshasa.

Pour Herman Mbuwa, membre du CASC et responsable du mouvement citoyen « Il est temps », il ne s’agit pas d’inventer un nouveau mouvement de contestation en RDC mais bien de poursuivre un mouvement initié il y a déjà plusieurs années pour aboutir à une véritable alternance politique apaisée après un vrai scrutin démocratique.

« Ce qui a changé, c’est qu’avant nous pronions une transition sans Kabila, aujourd’hui qu’il ne se représente pas, nous pronons une transition citoyenne. Le fait que Kabila ne participe pas à cette élection ne suffit pas pour que ce scrutin devienne automatiquement une élection démocratique », explique M. Mbuwa.

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Pour vous, le scrutin qui s’annonce ne sera donc pas démocratique ? 

« Il y a encore tellement de conditions à remplir pour aller vers des élections démocratiques, qu’il est de plus en plus difficile de penser qu’on puisse avoir de vraies élections le 23 décembre avec les machines à voter, avec un fichier électoral plus que douteux, un financement très occulte, sans parler du manque évident d’inclusivité et de l’absence de respect du chapitre décrispation de l’Accord de la Saint-Sylvestre. »

Que préconisez-vous ? 

Une transition citoyenne, dirigée par des autorités de la scoiété civile. Les différents animateurs de la transition doivent venir de la société civile et ne pourront se présenter aux prochaines élections.

Ce n’est pas un peu utopiste ? 

Pour nous, ce n’est pas une utopie mais un combat. On be veut pas subir n’importe quoi comme élections et ensuite devoir en subir els conséqeunces pendant des années. C’est aujourd’hui qu’il faut se dresser et dire non aux outrances de ce pouvoir. 

Mercredi, lors de votre sit-in, vous risquez de finir en prison ? 

C’est le prix à paye. Nous ne faisons rien de répréhensible. C’est dans le camp d’en face qu’on trouve les vrais fauteurs de troubles. 

Et après ce sit-in, que comptez-vous entreprendre comme actions ?  

Ce n’est qu’une première petite étape. Le mois prochain, nous allons organiser une grande marche. Parallèlement à ces actions, nous travaillons aussi sur le plan diplomatique avec des ensemble régionaux comme la SADC, l’Union africaine et le CIRGL. Nous sommes en contact avec certains partis politiques, avec des diplomates… 

Vous pensez que ce sera suffisant pour changer le visage du régime ?

Nous devons tout faire pour obtenir enfin de vraies élections, pour que les Congolais puissent enfin choisir librement leurs dirigeants. Notre lutte est un combat de longue haleine. Nous n’avons jamais cesser de nous battre et nous continuerons. Notre cause est juste. Il faut construire une opinion autour de notre discours. 

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