RDC: l’Afrique du Sud prête à s’investir pour que le processus électoral aboutisse

RDC: l’Afrique du Sud prête à s’investir pour que le processus électoral aboutisse

L’Afrique du Sud est prête à s’engager pour que le processus électoral aboutisse en République démocratique du Congo (RDC), a souligné lundi le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, après s’être entretenu avec son homologue Lindiwe Sisulu à Pretoria.

« Il y a une vraie volonté de la part de l’Afrique du Sud de s’investir. Tout le monde souhaite que le processus aboutisse et se déroule de manière inclusive et transparente », a expliqué le chef de la diplomatie belge.

Ce dernier a souligné que la collaboration avec les acteurs régionaux, mais avant tout entre les Congolais eux-mêmes, était cruciale pour que ces élections se transforment en succès. « Il est nécessaire de renouer le dialogue entre les autorités congolaises et l’opposition », a-t-il insisté, tout en accueillant favorablement la volonté de l’Afrique du Sud de s’engager dans ce dossier.

Après plusieurs années de faux pas diplomatiques sous la présidence de Jacob Zuma (2009-2018), Pretoria semble déterminée à redorer son blason sur la scène internationale.

RDC: Kinshasa refuse désormais les envoyés spéciaux étrangers, dont sud-africain

Après sa rencontre avec Mme Sisulu, M. Reynders s’est rendu à Johannesbourg où il a aussi évoqué la situation en RDC avec l’ancien chef de l’Etat de la nation arc-en-ciel Thabo Mbeki. Ce dernier connait particulièrement l’ex-Zaïre pour y avoir joué un rôle notable dans le processus de paix, notamment lorsque l’Afrique du sud a abrité le dialogue intercongolais de Sun City entre 2002 et 2003, mettant fin à la partition de fait de la RDC à l’issue de la « deuxième guerre du Congo » (1998-2002).

D’après certains médias, le président sud-africain Cyril Ramaphosa aurait désigné fin août M. Mbeki, comme envoyé spécial de la République sud-africaine en RDC. Les autorités de Kinshasa avaient toutefois peu après rejeté cette nomination, affirmant ne plus vouloir accepter d’envoyés spéciaux étrangers sur leur territoire.

En juillet, le président de la RDC Joseph Kabila affirmait déjà que le processus électoral serait « entièrement financé par l’Etat congolais », pour l’affranchir « des contingences du financement extérieur et, par conséquent, des chantages de tous genres« . Kinshasa a ensuite rejeté plusieurs offres d’aide ou d’envois d’observateurs provenant d’organisations internationales et de pays voisins.

La présidentielle, les législatives nationales et provinciales sont programmées pour le 23 décembre 2018 en RDC.​

Que pensez-vous de cet article?

Derniers Articles

Journalistes

Dernières Vidéos