RDC : Badibanga, lui, peut être candidat à la présidentielle

RDC : Badibanga, lui, peut être candidat à la présidentielle

La cour constitutionnelle a tranché, Jean-Pierre Bemba, le « chairman » du MLC ne pourra pas être candidat à la présidentielle. En cause sa condamnation pour subornation de témoins dans le cadre de son procès devant la CPI. La peine pour cette condamnation doit être annoncée le 17 septembre… velle de l’annonce officielle des candidats retenus pour la présidentielle en RDC.

Pas de grande surprise dans cette décision tant les juristes proches du pouvoir avaient annoncé la couleur en défendant leur thèse depuis de longues semaines sur le fait que la subornation de témoins était assimilable à de la courruption. Cette dernière étant expressément reprise dans les conditions pour exclure un candidat de la course à la présidence, il ne faisait guère de doute que Bemba serait priés de rester sur le banc de touche.

Son retour triomphal, le 1er août dernier à Kinshasa et son bain de foule inimaginable à Gemena, son bastion de l’ex-province de l’Equateur, ont eu le don de renforcer la conviction de certains que cet homme pouvait faire de l’ombre au candidat du camp présidentiel.

Le retour du « Congo belge »

Deux autres anciens Premiers ministres Antoine Gizenga (l’homme qui a permis en 2006 à Kabila de s’installer sur le trône au détriment de Bemba) et Adolphe Muzito, eux, ne pourront pas non plus concourir à la présidentielle.

Un troisième ancien Premier ministre était aussi sur un siège éjectable : Samy Badibanga. Ephémère Premier ministre issu de l’UDPS et aujourd’hui dans les rangs des Progressistes.

L’homme, de nationalité belge, avait pu prendre la tête du gouvernement congolais grâce à un tour de passe-passe imaginé en concertation avec le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba qui, en deux coups de baguette magique et autant de signatures lui rendit sa nationalité congolaise.

Seul souci, il n’a jamais renoncé à sa nationalité belge. L’homme a donc toujours au moins la  double nationalité.

Mais lui refuser le droit de concourir aurait été mettre en doute l’acte posé par le ministre de la Justice. Le conserver dans la course, c’est aussi espérer fendre un peu plus une unité de l’UDPS qui a déjà perdu de sa superbe et c’est, éventuellement, conserver un candidat pour le Kasaï en cas d’invalidation, toujours possible, de Félix Tshisekedi.

Le pouvoir congolais est peu regardant sur ce dossier de la nationalité… quand ça l’arrange. On se souviendra ainsi que la Belgique n’avait pu accepter l’ambassadeur congolais qui devait s’installer  à Bruxelles au motif que ce dernier était… belge. Gênant. Pas de souci pour Kinshasa qui l’a rappelé avant de le renvoyer, quelque temps, en poste à Luanda.

Pas de souci non plus pour le frère et la soeur du président Kabila

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Candidats députés en danger

Dans le même temps, le même régime kabiliste se montre inflexible par rapport à certains candidats députés désignés comme disposant d’une nationalité autre que congolaise.

C’est notamment le cas de José Endundo, ancien ministre de Kabila qui a quitté la majorité pour créer le G7, son fils Olivier (tous les deux des valeurs sûres de l’opposition dans l’ex-Equateur) ou l’avocat Vincent kangulumba tous les trois, mais ils ne sont pas les seuls, accusés de disposer d’une double nationalité belge et congolaise. Les dossiers de certains d’entre eux doivent être examinés ce mardi 4 septembre.

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