Burundi – Belgique : les tambours de la discorde

Burundi – Belgique : les tambours de la discorde

Une troupe de tambourinaires burundais aurait profité de visas octroyés par la Belgique pour se volatiliser

Vingt-et-un artistes tambourinaires burundais venus participer à un festival en Suisse se seraient « volatilisés dans la nature » après avoir reçu un visa de l’ambassade de Belgique à Bujumbura sans disposer d’autorisation de quitter le territoire, a indiqué vendredi le gouvernement burundais, en évoquant une « manipulation » et des « combines » entre l’ambassade et les réseaux de passeurs et de trafic d’êtres humains. Dans un communiqué reçu par l’agence Belga à Bruxelles, le gouvernement burundais déclare avoir appris par médias interposés – en l’occurrence le quotidien suisse La Liberté – qu’un groupe de 21 artistes tambourinaires burundais a participé du 12 au 19 août 2018 à Fribourg (Suisse) au 44e festival Rencontres de Folklores internationales (RFI).
Selon le journal, ces artistes se seraient volatilisés dans la nature.
Le président des RFI a indiqué que le visa de courte durée permettant aux membres de ce groupe folklorique de voyager dans l’espace Schengen avait été délivré par la Belgique « après que nous leur avions fourni une invitation pour notre manifestation ». « Ils nous ont dit qu’ils étaient en danger de mort », a-t-il ajouté.
Après vérification, souligne le gouvernement de Bujumbura, il apparaît que le ministère de la Culture n’a pas été du tout informé de la sortie du Burundi de ce groupe de tambourinaires, ni de l’existence de cet événement culturel, alors que c’est lui qui doit être saisi en premier lieu pour les démarches de sortie.
« Le gouvernement du Burundi s’est étonné de la facilité avec laquelle l’Ambassade de Belgique a délivré des visas à des gens sensés aller représenter le Burundi sans qu’ils n’aient présenté aucun document officiel, quand on sait comment l’obtention du visa Schengen n’est pas chose facile », poursuit le communiqué.
Bujumbura ajoute tenir l’ambassade de Belgique « pour seule responsable des conséquences de l’octroi des facilités à des personnes dont les actes n’ont d’autres desseins que de ternir l’image du Burundi ».

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