Pour Kagame, la stabilité de la RDC est la mission essentielle de la SADC

Pour Kagame, la stabilité de la RDC est la mission essentielle de la SADC

En marge du sommet de la SADC, la semaine dernière à Windhoek, en Namibie, le président en exercice de l’Union africaine, le chef de l’Etat rwandais Paul Kagame, a exhorté le président zambien Edgar Lungu, nouveau président de la Troïka de la SADC en faveur de la paix et de la sécurité dans la région, à travailler avec d’autres dirigeants d’Afrique australe pour garantir la stabilité du processus électoral en République démocratique du Congo (RDC).

Selon le porte-parole du président Lungu, M. Kagame a lancé cet appel lors d’entretiens bilatéraux, de près de 45 minutes, avec son homologue zambien. Les entretiens ont essentiellement porté sur la nécessité de renforcer la sécurité régionale. Pour le président Kagame, la stabilité de la République démocratique du Congo est la première responsabilité de la SADC. 

Toujours selon le porte-parole, le président Kagame, en tant que président de l’UA, craint que l’absence d’un processus électoral crédible menant à un résultat lui aussi crédible, puisse être source d’instabilité dans toute la sous-région. Une instabilité qui pourrait entraîner un afflux de réfugiés vers les neuf pays voisins de la RDC.

MM. Kagame et Lungu ont convenu de consulter largement les autres membres de la SADC et même d’autres partenaires sur cette question.

Le porte-parole zambien a ajouté que le président Kagame a expliqué qu’il avait été contacté par le secrétaire général des Nations Unies, des pays de l’Union européenne et d’autres Etats pour tenter de trouver une manière d’aider le processus en RDC.

Forces négatives au Mozambique

Par ailleurs, le président Lungu s’est aussi entretenu avec le président mozambicain, Filipe Nyusi. Ce dernier n’a pas caché sa préoccupation vis-à-vis des forces négatives, aux accents religieux, qui déstabilisent les zones frontalières de son pays. Le président Nyusi a aussi informé les autres pays concernés (Tanzanie et RDC) pour qu’ils veillent à ce que ces forces négatives, aux origines encore mal définies, soient « traitées » le plus rapidement possible, parce qu’elles ont un effet néfaste sur les jeunes avec leurs idéologies religieuses et causent des problèmes de sécurité dans les zones frontalières.

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