RDC : l’opposant Moïse Katumbi considéré comme en « séjour illégal »

RDC : l’opposant Moïse Katumbi considéré comme en « séjour illégal »

L’Office des étrangers estime que l’opposant congolais Moïse Katumbi Chapwe, candidat déclaré à la présidentielle du 23 décembre, est, s’il se trouve en Belgique, en séjour illégal, a indiqué un de ses porte-parole à l’agence Belga, confirmant une information du magazine français ‘Jeune Afrique’. Brièvement arrêté le 13 juin dernier à l’aéroport de Bruxelles pour une question de passeport – présenté comme « falsifié », ce qu’il conteste – alors qu’il tentait de se rendre à Moscou pour la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde de football, il avait obtenu de l’Office des étrangers un laissez-passer de quinze jours, le temps de produire « un document de voyage officiel et authentique ».

Selon un porte-parole de l’Office, Geert Devulder, M. Katumbi n’a toujours pas régularisé sa situation.

« Jusqu’à présent, nous n’avons enregistré aucune réaction ou démarche de sa part. On peut donc dire qu’il est actuellement en séjour illégal », a-t-il indiqué à Belga.

Selon ‘Jeune Afrique’, le passeport reste pour le moment confisqué au niveau du procureur du roi.

Le porte-parole de M. Katumbi, Olivier Kamitatu, a indiqué tout ignorer d’un séjour illégal. « Il n’est pas en Belgique », a-t-il affirmé à Belga.

M. Katumbi conteste avoir voyagé avec un passeport falsifié et dénonce une manœuvre du régime du président Joseph Kabila.

« Suite à la décision des autorités congolaises de retirer les passeports semi-biométriques, M. Katumbi avait introduit une demande en bonne et due forme de passeport biométrique auprès de l’ambassade de la République démocratique du Congo en Belgique », avait indiqué le cabinet de l’opposant en exil. « Cette demande avait été refusée par le régime de Kinshasa sans aucune raison valable. »

L’entourage de l’homme d’affaires conteste donc la version selon laquelle une fausse page d’identité avait été jointe au passeport, indiquant une profession incorrecte. Il voit cependant dans cet incident un « acharnement continu du pouvoir » contre l’opposant politique et une violation du droit de ce dernier à disposer d’un passeport.

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