Reynders et A. De Croo déplorent l’insécurité en hausse dans le parc des Virunga

Reynders et A. De Croo déplorent l’insécurité en hausse dans le parc des Virunga

Les Vice-Premiers ministres Alexander De Croo (Coopération au Développement) et Didier Reynders (Affaires étrangères) ont regretté mardi l’aggravation des conditions de sécurité qui entraîne la fermeture temporaire du parc national des Virunga dans l’est du Congo. « La fermeture du parc porte un sérieux coup à la région qui compte quelque quatre millions d’habitants », ont-ils souligné, dans un communiqué commun.

Le parc national des Virunga ne rouvrira pas ses portes avant la fin de l’année en raison de l’insécurité grandissante dans l’est de la République démocratique du Congo, annonce dans un lettre qui circule depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, le directeur du parc, le Belge Emmanuel de Merode.

Le 11 mai, une garde du parc a perdu la vie, alors que cinq gardes et un chauffeur avaient été tués par des assaillants non identifiés un mois plus tôt. Le même jour, deux touristes britanniques et leur chauffeur congolais ont été pris en otage avant d’être relâchés deux jours plus tard.

Selon MM. Reynders et De Croo, le parc national des Virunga est un écosystème unique où la biodiversité et le développement social et économique des habitants vont de pair avec la stabilisation de la région. Le parc occupe au total 3.000 personnes. L’an dernier, le nombre de visiteurs a atteint le chiffre record de 10.000 personnes.

Les deux Vice-premiers ministres ont rappelé que depuis des années, la Coopération belge au développement est un bailleur actif et soutient toute une série de projets dans et autour de ce parc national. La Belgique cofinance ainsi à concurrence de 3,5 millions d’euros un projet mis en œuvre par la Commission européenne, qui vise à améliorer la gestion des forêts en RDC.

Le financement belge est affecté à la professionnalisation des gardiens du parc des Virunga. La Belgique soutient aussi la construction d’une centrale hydroélectrique à la frontière nord du parc (3,4 millions d’euros) qui doit contribuer au développement économique et social de la ville de Lubero.

Les deux ministres espèrent que les activités soutenues par la Belgique pourront se poursuivre. « Ils espèrent également qu’une solution sera rapidement trouvée pour améliorer la sécurité dans et autour du parc. C’est non seulement important pour le tourisme et les revenus qui en découlent, mais aussi pour la protection de la biodiversité unique des Virunga, le développement de l’économie locale autour du parc et les conditions de vie des quatre millions d’habitants », ont-ils fait savoir.

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