L’ONU demande un accord de paix au Soudan du Sud, sous peine de sanctions

L’ONU demande un accord de paix au Soudan du Sud, sous peine de sanctions

Elle demande au secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres de l’informer d’ici le 30 juin si le cessez-le-feu entré en vigueur en décembre tient toujours et si les deux parties « sont parvenues à un accord politique viable ».

Dans le cas contraire, le Conseil « examinera » dans les cinq jours suivant la présentation du rapport l’instauration de sanctions contre le ministre sud-soudanais de la Défense, Kuol Manyang Juuk, et cinq autres responsables, ainsi qu’un possible embargo sur les armes.

Le Soudan du Sud a obtenu son indépendance du Soudan en 2011 avec le soutien essentiel de Washington, qui reste son principal donateur, mais qui est de plus en plus mécontent de la gestion du gouvernement du président Salva Kiir. Le pays s’est enfoncé dans une guerre civile en décembre 2013 quand M. Kiir a accusé son ancien Premier ministre Riek Machar de fomenter un coup d’Etat.

Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts, près de quatre millions de déplacés et provoqué une crise humanitaire catastrophique.

Des discussions ont repris ce mois-ci en Ethiopie pour tenter de réactiver un accord de paix conclu en août 2015 et maintes fois violé.

Les Etats-Unis ont proposé de sanctionner six responsables sud-soudanais accusés d’entretenir la guerre et de bloquer l’aide humanitaire: Kuol Manyang Juuk, le ministre de l’Information Michael Makuei et le ministre membre du gouvernement, Martin Elia Lomuro. Les trois autres sont de hauts responsables militaires, Paul Malong, Malek Reuben et Koang Rambang Chol.

« Les Etats-Unis ont perdu patience », a affirmé l’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley avant le vote, estimant que le statu quo était « inacceptable ».

L’ambassadeur éthiopien Tekeda Alemu a mis en garde le Conseil, estimant que ces sanctions pourraient anéantir les efforts de paix menés par l’organisation régionale Igad. « Oui, nous sommes aussi extrêmement frustrés dans la région », a-t-il dit, mais ces sanctions « feront du tort au processus » de paix.​

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