Bénin: « Les intrépides »: une représentation pour exalter la bravoure des femmes au Masa 2018

Bénin: « Les intrépides »: une représentation pour exalter la bravoure des femmes au Masa 2018

Face aux spectateurs, un décor plein de symbolisme. Unissant la couleur rouge ocre, pour caractériser la ville de Porto-Novo, le promoteur et directeur artistique du groupe Ashakata, M. Jean-Marie Vidjennagni a représenté le portique d’une placette au cœur d’un quartier de la capitale béninoise.

Dans ce portique, certaines réalisations (nattes et vanneries) des femmes rurales marquent leur présence active. Il s’agit d’une esquisse de place ouverte aux cultes des religions endogènes.

Plusieurs instruments de danse, entre autres, Gongs, Tam-Tams et deux géants balafons à la béninoise (Dossouhouè) ont été également installés pour donner vie à cette création.

En effet, le spectacle de danse « Les intrépides » a débuté par des échanges entre petits groupes de deux acteurs pour laisser place à une scène de danse rituelle sous l’emprise des sonorités rythmiques inspirées des religions endogènes de la partie Sud-Bénin.

Durant soixante minutes, les seize sagas de scène, composées de danseurs, chanteurs et percussionnistes ont su, avec délicatesse et abnégation, emporter les spectateurs du Masa dans un univers d’exploration de danse patrimoniale du Sud-Bénin.

Leurs mouvements collectifs et gestuels fragmentés, bien articulés ont provoqué de bonnes émotions (la joie, la satisfaction…) dans la salle Kodjo Ebouclé.

Beau et riche en couleurs et lumières, ce spectacle met à l’honneur la farouche résistance des femmes dans la société. Selon Jean-Marie Vidjennagni, ce spectacle est une ode à la femme.

«Une manière de célébrer la femme. Elles sont la sève de la nation. Ce sont elles qui sont garantes de tout. Les hommes sont là pour canaliser et cadrer les choses», a-t-il poursuivi.

Pour leur première participation au Masa, le promoteur et directeur artistique du groupe Ashakata a estimé qu’ils ne sont pas venus à Abidjan pour faire piètre figure.

«Nous sommes là pour honorer le Bénin. C’est un défi majeur que nous nous attachons à relever tout au long du Masa. Il faudrait que les gens puissent aimer le spectacle et l’acheter. Il faut qu’ils découvrent la nouvelle démarche que nous proposons au public africain et mondial. Il faut qu’ils redécouvrent autrement la danse patrimoniale du Bénin» a-t-il conclu.

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