L’Afrique du Sud envisage de retirer son statut de résident à l’un des frères Gupta

L’Afrique du Sud envisage de retirer son statut de résident à l’un des frères Gupta

Les autorités sud-africaines ont lancé une procédure pour retirer son statut de résident permanent à l’un des pivots de la sulfureuse famille d’affaires Gupta, Ajay Gupta, accusé de corruption, a-t-on appris dimanche de source officielle. Ajay Gupta, recherché par la police pour corruption et toujours introuvable, risque alors de perdre l’accès aux services bancaires et ses papiers d’identité sud-africains.

Il est l’un des trois frères Gupta, une famille d’origine indienne qui est sous le coup de plusieurs poursuites judiciaires dans des affaires de corruption dont certaines impliquent l’ancien président Jacob Zuma.

Le ministre de l’Intérieur Malusi Gigaba a discuté de « la possibilité d’annuler le statut de résident d’Ajay » avec le président Cyril Ramaphosa, a indiqué son porte-parole. Et « depuis, il a donné instruction au directeur général du ministère de l’Intérieur d’examiner le contexte légal permettant de le faire ».

Gigaba a affirmé cette semaine que le frère d’Ajay, Atul, n’était pas un citoyen sud-africain, avant d’être contredit par la commission électorale du pays, qui a indiqué qu’il était un citoyen inscrit sur les listes électorales.

Les autorités indiennes ont mené cette semaine des perquisitions dans plusieurs propriétés appartenant aux frères Gupta en Inde, dans le cadre d’une enquête pour blanchiment d’argent.

Le mois dernier, la police sud-africaine avait perquisitionné des propriétés des Gupta à Johannesburg dans le cadre d’une enquête pour corruption.

Ajay est considéré par la police comme en fuite pour échapper à la justice, après ne pas s’être rendu à des convocations.

Treize autres personnes sont accusées d’être impliquées dans une affaire de détournement par les Gupta de millions de dollars d’argent public destinés à des exploitants laitiers pauvres.

Menée par Atul, la famille Gupta est arrivée en Afrique du Sud à partir de 1993, l’année précédant la chute du régime raciste de l’apartheid.

Selon un rapport de la médiatrice de la République publiée en 2016, les Gupta ont été impliqués dans la gestion des affaires de l’Etat sud-africain, de la nomination de ministres sous la présidence de Jacob Zuma aux pressions pour obtenir de juteux contrats publics.​

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