Dany Laferrière, Tierno Monenembo, Wilfried N’Sondé et Felwine Sarr mèneront les débats à la Foire du Livre

Dany Laferrière, Tierno Monenembo, Wilfried N’Sondé et Felwine Sarr mèneront les débats à la Foire du Livre

Mémoire, pouvoir, afroféminisme et utopies africaines sont notamment au menu des 35 rencontres organisées sous le Pavillon des Lettres d’Afrique, Caraïbes et Pacifique du jeudi 22/02 au dimanche 25/02 à Bruxelles.

Faire bouillonner les idées, confronter les points de vue, échanger les perspectives : c’est dans ces moments de rencontres que la Foire du Livre prend tout son sens et produit les meilleurs breuvages. Des instants de magie qui nourrissent l’auditoire et ne manqueront pas de fuser des différentes rencontres programmées jusqu’au dimanche 25 février. Comme celle entre Tierno Monenembo, Kangni Alem et Florent Couao-Zotti autour des mémoires d’hier et d’aujourd’hui (22/02 à 15h).
Car lorsqu’un Guinéen rencontre un Togolais et un Béninois, il leur arrive de parler de ces tristes routes qui, de l’Afrique, ont conduit des milliers d’hommes et de femmes jusqu’au Brésil. Ce thème de la traite négrière alimentera aussi la rencontre entre Wilfried N’Sondé, Viktor Lazlo et Kangni Alem (dimanche 25/02 à 16h).

Raconter l’Histoire autrement

Ainsi ouverte, la voie historique s’annonce royale et devrait entraîner de nombreux auteurs dans son sillage sous le Pavillon des Lettres d’Afrique, Caraïbes et Pacifique. Cette veine sera encore creusée à travers le destin chahuté du Burundi (22/02 à 17h), le rôle des Congolais dans la grande Guerre (25/02 à 11h) ou le rapt des enfants métis à l’aube des Indépendances africaines (25/02 à 10h).

Cherchant à tirer les leçons du passé, Fouad Laroui, Tierno Monenembo et Kossi Efoui aborderont la question des traditions et de la violence (23/02 à 20h) tandis que Yamen Manai et Tierno Monenembo évoqueront les deux Afriques (du Nord et subsaharienne) confrontées à la montée du fondamentalisme religieux lors du débat « Extrémismes et violence » (samedi 24/02 à 15h).

Une réflexion qui entraîne tout naturellement la suivante, portée par Youssef Fadel et Olivier Rogez sur les « Portraits du pouvoir et de son exercice » (dimanche 25/02 à 15h). Car l’on sait que les situations économiques et politiques brouillées jettent toujours plus de jeunes Africains sur les routes de l’exil. Il sera également temps de mesurer la place de L’Afrique dans le monde (samedi 24/02 à 16h et dimanche 25/02 à 11h).

Les femmes et les enfants d’abord

Impossible de parler de cet aspect de la réalité sans évoquer le rôle moteur des femmes dans la société africaine. Il sera donc question d’afroféminisme et du rôle des femmes des diasporas africaines (samedi 24 à 13h) tandis qu’une rencontre est programmée avec Hafsat Abiola du Conseil Women in Africa dimanche 25 à 16h.

Pour que les choses changent, il faudra apprendre à Raconter l’Histoire autrement (24/02 à 16h) avec Elikia M’Bokolo, Barly Baruti, Victor Bouadjo et Wilfried N’Sondé. Sans oublier de rêver un autre avenir, ce que de nombreux Africains viendront rappeler lors de ces rencontres ancrées au coeur de Bruxelles. Qu’il s’agisse des nouvelles utopies défendues par Marc Alexandre Oho Bambe, Rodney Saint-Eloi et Felwine Sarr (samedi 24 à 18h) ou des Utopies africaines dévoilées dès octobre dernier lors des Ateliers de la Pensée à Dakar (dimanche 25/02 à 14h).

Un débat qui fera sans aucun doute le lien avec des personnalités majeures dans cette prise de conscience qui a émergé au fil du temps. L’écrivain Dany Laferrière et le musicien David Linx salueront ainsi la mémoire de James Baldwin fervent défenseur des droits des Noirs américains, lors d’une rencontre imaginée entre notes et mots (vendredi 23/02 à 18h).

Tous ces débats ajouteront encore au plaisir des rencontres individuelles organisées avec les auteurs et leurs derniers écrits: Janis Otsiemi (23/02 à 15h), Kossi Efoui (23/02 à 15h30), Dany Laferrière (24/02 à 11h), Kidi Bebey (24/02 à 11h30), Véronique Tadjo (25/02 à 12h) et Hamidou Sall (25/02 à 12h30).

Et puisque les adultes ne sont pas les seuls à rêver le monde, conteurs de la diaspora et artistes contemporains aideront les plus jeunes à lui donner une forme, y compris à travers un atelier culinaire animé par des chefs africains. De quoi prouver à la jeune génération que lire peut mener vers d’innombrables plaisirs.

Enfin, s’il existe, bien sûr, des librairies et des maisons d’édition en Afrique, le premier problème que rencontre la littérature africaine reste celui de sa distribution. La question sera donc discutée d’entrée de jeu, jeudi 22/02 à 12h, en présence de Kangni Alem et de Florent Couao-Zotti.

Karin Tshidimba

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