RDC : Appel à une 3e marche pour le 25 février

RDC : Appel à une 3e marche pour le 25 février

Le comité des laïcs de coordination appelle toutes les Congolaises et tous les Congolais, où qu’ils soient, à se mobiliser pour une troisième marche pacifique le 25 février.

Après le 31 décembre et le 21 janvier, le CLC appelle donc tous les Congolais à marcher, une fois encore, pour demander le respect de l’Accord de la Saint-Sylvestre et au président hors mandat Joseph Kabila de s’engager à ne pas se représenter pour un 3e mandat.

Autant de demandes qui sont sur la table du président de la RDC depuis le 5 décembre et le premier courrier du CLC. Depuis cette date, des millions de Congolais (3 millions selon ce dernier courrier du CLC) sont descendus pacifiquement dans les rues des principales entités du pays, armés de rameaux, de chapelet et de bible.

Lors des deux premiers rendez-vous, les autorités conglaises ont tout fait pour empêcher la tenue de ces marches. Une répression brutale qui a vu des hommes en armes ouvrir le feu jusque dans les églises. Le bilan officiel est de plus de dix morts, des dizaines de blessés et des centaines de personnes arrêtées.

Personne n’a oublié les corps sans vie ou les images de l’humiliation de ce prêtre arrêté avec ces fidèles sur une parcelle abandonnée qui aurait appartenu au ministre Numbi.

Malgré cette répression, le CLC est fidèle à son engagement du mois de janvier. Il avait alors annoncé qu’il n’y aurait « jamais de marche arrière ». Dans ce courrier, le CLC explique encore qu’il refusera toujours de se laisser embarquer dans la violence et appelle le pouvoir et les hommes en armes à respecter leur combat et à ne pas tirer sur leurs soeurs et frères congolais qui défileront le 25 février.

La première marche, le 31 décembre, avait été un large succès populaire. Un succès largement confirmé le 21 janvier. Dans le bras de fer qui oppose les catholiques congolais (rejoint par toutes les confessions et les athées) et le pouvoir hors mandat, ce nouveau rendez-vous s’annonce important pour le futur de la RDC. Les orgnisateurs le savent, eux qui appellent la communauté internationale (Onu, UA, UE,…) à dépasser le stade de l’observation et des condamnations théoriques.  La violence d’Etat ne peut etre acceptée quelle que soit sa forme, sous peine, pour cette communauté internationale de se rencdre complice de cette barbarie.

APPEL DE LA MARCHE DU 25 FEVRIER 2018

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