Gambie: levée de l’interdiction des manifestations politiques​

Gambie: levée de l’interdiction des manifestations politiques​

La police gambienne a levé lundi l’interdiction des rassemblements politiques imposée depuis deux semaines après des heurts entre partisans du président Adama Barrow et de son prédécesseur Yahaya Jammeh.

Mi-janvier, la police avait indiqué qu’en raison de ces incidents, qui ont fait plusieurs blessés, elle ne délivrerait plus aux partis politique d’autorisation de manifester ou d’organiser des meetings de campagne, alors que des élections locales sont prévues le 12 avril.
« Le bureau de l’Inspecteur général de la police informe le grand public que les partis politiques qui veulent organiser des activités politiques (tels que des meetings) peuvent introduire une demande d’autorisation », a indiqué lundi la police dans un communiqué.
La suspension des autorisations avait été décrétée après deux incidents ayant opposé début janvier des partisans du United Democratic Party (UDP, au pouvoir) et des membres de l’Alliance for Patriotic Reorientation and Construction (APRC).
L’APRC est l’ancienne formation de Yahya Jammeh, parti en exil fin janvier 2017 en Guinée équatoriale après plus de 22 ans à la tête de ce pays anglophone d’Afrique de l’Ouest et après avoir contesté pendant six semaines sa défaite à l’élection présidentielle de décembre 2016 face à Adama Barrow.
Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema a affirmé vendredi que son pays « protégera » Yahya Jammeh, affirmant qu’il s’agissait d’une « garantie pour que les autres chefs d’Etat qui doivent quitter le pouvoir n’aient pas peur des harcèlements qu’ils pourraient subir après ».
Cette déclaration a suscité la colère à Banjul, où les victimes de la féroce répression exercée par le régime de Jammeh mettent en place une procédure judiciaire contre lui.
A l’occasion du premier anniversaire de son accession au pouvoir, Adama Barrow a indiqué la semaine dernière qu’il attendrait la fin des travaux en cours de la Commission Vérité et Réconciliation avant de prendre une décision à cet égard, mais il a affirmé être « engagé » pour la défense de l’état de droit.​

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