Le film «Malaria Business» pointe le silence coupable de l’OMS

Le film «Malaria Business» pointe le silence coupable de l’OMS

Une enquête implacable de Bernard Crutzen sur les pressions exercées par les groupes pharmaceutiques pendant que le paludisme poursuit ses ravages. Un film à voir sur la RTBF (La Une), jeudi 11/01 à 22h10 et à découvrir dans l’extrait vidéo ci-dessous. Trois nouvelles occasions de le découvrir: lundi 15/01 à 23h, mardi 16/01 à 10h25 & lundi 22/01 à 12h30 sur La Trois (RTBF)

Lorsqu’en 2016, le milliardaire Bill Gates annonce qu’il va consacrer une partie de sa fortune à tenter d’éradiquer la malaria en l’espace d’une génération, grâce à un nouveau vaccin en cours de développement, la planète entière applaudit. On parle en effet d’une maladie qui fait 500 000 victimes par an, en majorité des enfants. Mais ce que la planète ignore, c’est qu’un remède naturel existe depuis longtemps déjà. Il est à la fois peu coûteux et extrêmement efficace mais l’OMS maintient un curieux embargo (euphémisme) sur son développement depuis plus de 15 ans. Pourquoi ? Comment ? C’est ce que le documentaire de Bernard Crutzen explique au terme d’une enquête détaillée et rigoureuse, une démonstration implacable du Malaria business*** qui frappe notre planète.

Fièvres violentes, sueurs, anémie qui peut dégénérer en coma à l’issue fatale, la malaria, maladie infectieuse propagée par le moustique, est loin d’être bénigne. Dans certaines régions, notamment en Afrique, un enfant sur 5 en meurt encore aujourd’hui. Les médicaments permettant de se soigner restant à la fois chers et parfois même dangereux comme en atteste l’artiste Stromae durement touché durant sa tournée africaine. Un témoignage qui a fait le buzz sur le net.

Il y a deux ans, le chanteur Stromae était en tournée mondiale, il devait notamment chanter au Rwanda. Il a donc pris un traitement préventif contre le paludisme, le Lariam, et il a subi les effets secondaires qu’une personne sur 10 000 subit lorsqu’elle prend ce traitement: d’énormes crises d’angoisse, des hallucinations, une décompensation psychique en fait. Le chanteur a dû interrompre sa tournée en urgence et être rapatrié.

Se penchant sur l’histoire de la lutte contre ce fléau, le documentaire rappelle comment les pays industrialisés ont réussi à s’en prémunir, dès 1964, à grands renforts de campagnes d’épandage d’insecticides. Cinquante ans plus tard, l’Afrique, l’Amérique du Sud et une partie de l’Asie attendent toujours son éradication.

Or l’histoire a permis de mettre en évidence l’existence d’un remède naturel, à l’efficacité spectaculaire, connu en Chine depuis des décennies. Pourtant, en raison du principe de précaution, l’OMS en rejette l’utilisation, ce qui pourrait se justifier si les raison sous-jacentes n’étaient que d’ordre médical. Or dans le même temps, l’OMS freine la recherche sur le sujet, refusant également de répondre aux questions des scientifiques et journalistes intéressés.

C’est l’histoire de ce scandale de santé publique méconnu que retrace brillamment le film de Bernard Crutzen. Convoquant les images d’archives pour retracer l’histoire de la maladie, interrogeant les scientifiques concernés en Afrique, en Europe et aux Etats-Unis, détaillant les recherches menées en divers points du globe, suivant les bénévoles impliqués dans la défense et la promotion de l’Artemisia Annua, plante aux vertus multiples, son verdict est éloquent : partout où elle est utilisée, la plante non seulement sauve des vies, mais guérit aussi durablement les malades. Ce qu’aucun traitement officiel n’est parvenu à faire à ce jour.

«La publication des essais cliniques obligera bientôt l’OMS à revoir sa copie. L’omerta cessera» prédit le film par la voix de sa narratrice Juliette Binoche, porte-parole de cet incessant combat de l’ombre.

Ce documentaire rend hommage aux «insoumis de la recherche» qui oeuvrent en Afrique, en Europe et aux Etats-Unis afin que cesse ce scandale. Porteur d’un message crucial, ce film fixe un cap légitime et souhaitable en ce début d’année nouvelle.
« Malaria Business » devrait pousser ses spectateurs à propager ce message de lutte et d’espoir et à exercer leur vigilance citoyenne pour que cessent ces tergiversations incompréhensibles face à une urgence sanitaire et humanitaire mondiale.

Karin Tshidimba

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